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 Breaking the curse || Amaury & Delilah

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MessageSujet: Breaking the curse || Amaury & Delilah   Lun 7 Oct - 23:40



breaking our hearts



Whisper of Hope || Gothic Storm


La vie est une mélodie. Quelques notes sur un piano, sur une guitare, une flute ou une harpe, pourquoi pas. Elles s’entremêlent et se transforment en taches de couleurs. La vie est un tableau, les coups de pinceaux de l’artiste forment des paysages, des scènes, des souvenirs inaltérables. Et c’est ainsi que le monde se créé et subsiste. En infinis chefs d’œuvres, parfois cultes, parfois sous-estimés ou même oubliés… N’est-ce pas ce qu’elle est, au fond ? Un chef d’œuvre bafoué, meurtri, souillé par le temps, par l’amour, la haine mais surtout l’attente. Ce temps, sempiternelle torture qui enferme de nombreuses âmes dans ses prisons de verre…


It hurts to feel
It hurts to hear

Ce jardin, celui qui autrefois était constamment empli de fleurs magnifiques, de musique et de rire, je m’en souviens si bien. Comme s’il s’agissait d’hier. Ces images et souvenirs défilent encore dans ma tête, comme un vieux film jaunis. Les odeurs des roses embaumaient l’air, du sapin et l’humidité douce des lacs… A présent, tout est devenu froid et mort. Il ne reste que des ruines d’un âge d’or qui a pris fin avec le geste de trop, le doigt que j’ai posé, sur cette aiguille empoisonnée. Une tentative de trop, un échec, et la souffrance éternelle. Injuste punition pour mon attitude volage. Je ne sais pas si je regrette ce temps de débauche et de sentiments puissants. Mes sentiments sont aujourd’hui ternis sur beaucoup d’aspects, tout comme ce tableau parfait qui hante mes pensées, en revanche, je maîtrise tout à présent. Le contrôle est une chose capitale dans mon comportement, en ce temps. Pas de colère, pas d’amour, pas de sentiments. N’est-ce pas seulement un bouclier ? Une bulle de verre contre les attaques extérieures ?


It hurts to face it
It hurts to hide

Au fond de moi je sais que tout cela me manque. Ne pas savoir de quoi demain sera fait, être impulsive. Cette partie s’est tue en même temps que j’ai posé la main sur la sienne, à l’instant où j’ai scellé nos destins. Mais si les bénédictions se changent trop rapidement en malédictions, n’est-il pas impossible de ramasser le verre brisé après tant d’années d’amertume ? J’ignore si j’en ai envie. Me racheter m’ait égal. Cela fait déjà des centaines d’années que je n’ai plus d’amis, que ma vie se résume à l’attente. Attendre quoi ? Peut-être qu’on lève ma malédiction… Joue avec les cœurs et voilà ce que tu obtiendras, des anomalies sentimentales, des sociopathes et des fragmentations psychologiques. Au fond, l’attachement n’est qu’une promesse. Si tu m’aimes, je t’aimerais en retour, mais prendre garde à toi si tu romps l’accord… Je n’aime pas ce genre de choses, je ne suis pas de ce penchant-là. L’amour est un art, accessible à tous, offert au plus affreux des dieux jusqu’au plus bon des mortels. Alors pourquoi l’amour devrait-il disparaître, un jour dans votre vie ? Un conseil, si vous ne voulez pas avoir quelques problèmes sentimentaux, évitez de fâcher le maître de la matière.


It hurts to touch
It hurts to wake up

Il a voulu jouer, j’ai voulu jouer et, à se prendre à ce jeu, nous avons tous les deux perdu. Tout perdu. Maudits, lasses et submergés par un inconnu dévastateur : le destin. Aucun de nous ne prévoyait de se prendre le revers de la médaille avant tant de violence, mais ainsi va la vie. Et quoi qu’il en fut, il a fallu continuer sa route, chacun de notre côté, en sachant pertinemment qu’un jour notre vie se recroiserait. Que les fils de notre destin étaient intimement liés depuis la nuit des temps. C’est de cette façon que je me suis retrouvée devant le piano du jardin, autrefois bordé de roses, maintenant protégé d’un écrin d’épaisses ronces. Mon colocataire improvisé, ou plutôt ma victime, avait de nombreuses fois proposé d’arranger cette situation, mais j’avais constamment refusé. Jamais, jamais au grand jamais je ne lui accorderais le droit de redorer ce qu’il avait fait pourrir. Ces ronces étaient ma prison, mais elles étaient mon arme aussi.


It hurts to remember
It hurts to hold on

Le souvenir est une prison, ou une délivrance. J’avoue ne pas être encore décidée sur la question. Tout ce que je sais c’est que la place que je pris au piano était instinctive, mais effrayante à la fois. J’avais peur de me souvenir. J’avais peur de regretter un temps qui, je le savais, ne reviendrait jamais. Mes doigts se posèrent aisément sur les touches, pour en extirper un son sur lequel le temps ne semblait pas eut d’emprise. Pas de désaccord, pas de fausses notes. Était-ce une nouvelle ère, ou un requiem ? Difficile à dire. Mais je n’en sortirai pas indemne, de cette promesse, cet appel, cette supplication qui ne me ressemblait pas. Je savais que c’était aujourd’hui, je savais qu’il viendrait et se perdrait dans cet océan de regrets et d’excuses informulées. La mélodie déchirait l’air, subtil poison. Et les derniers notes se perdaient dans les quelques bruits étouffés des premières gouttes d’eau qui chutaient du ciel. Un ciel à peine lumineux. Je relevai les yeux pour laisser les fines perles glisser le long de mon visage avant de sourire, je sentais sa présence, à quelques pas à peine, une présence rassurante et effrayante à la fois. Une présence familière mais porteuses de tant de promesses bafouées… « Jamais en retard, comme à ton habitude… »


Turn my head…
Off…
Forever…

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Dernière édition par Delilah E. R. Ravenswood le Dim 13 Oct - 22:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Breaking the curse || Amaury & Delilah   Sam 12 Oct - 23:26



fixing our hearts




"Il n'y a pas de différence entre musique et amour : l'écoute d'une émotion authentique égare absolument."
L' Amour, tel était le nom que je devais donner à cette mélodie qui faisait battre mon coeur.  Tel était le nom que je devais donner à cette mélodie qui guidait mes pas. Oui, la vie n'est rien de plus qu'une musique sur laquelle on danse. Une mélodie du destin de laquelle nous ne sommes que les pantins. J'étais le jouais de la fortune comme chacun des habitants de Blue Island. Les Dieux sont censé être maitres du destin mais pourtant, nous en sommes aujourd'hui prisonnier, condamné à l'immortalité nous étions prisonnier de notre plus grande vertu. Celle-ci était aussi notre plus grande perte. Cette musique telle un requiem guidait notre vie. La mienne s'appelait l'Amour: Toujours sa douceur, sa tendresse guidait mes pas. Je n'avais qu'à écouter sa voix pour être là ou je devais être.  Si l'amour me guidait chaque jour, mon souhait ultime était qu'il guide tout le monde. Oui, tout serait parfait, si le monde était un monde de paix comme il ne l'ai jamais. C'était dans l'amour que je me perdais mais c'était grâce à lui que toujours je me trouvais. J'étais prisonnier de sa passion, j'étais à cause de lui comme un monstre en cage. L'Amour m'avait empoisonné et pourtant l'amour était le seul a pouvoir me libérer. Je le savais, un véritable baiser d'amour pouvait briser n'importe qu'elle malédiction même une malédiction née de l'amour. Oui,  J'avais à mes dépends appris ma leçon :   " Aimer est plus fort que d'être aimé."

Alors que j'étais occupé à voler de nuages en nuages dans le monde des humains pour me nourrir de leur amour, je l'entendis de ma tête, cette mélodie si douce, la mélodie de l'amour. C'était une musique de piano qui envahissait ma tête et mon coeur. Quelqu'un livrait sur ce piano tous ses sentiments. Quelques notes sur un piano qui parlaient bien plus que quelques mots. Je sentais au plus profond de moi la douleur, celle d'une fleur qui piquait en plein coeur tout ceux qui l'approchaient de trop près. Je fermais les yeux et disparu dans un coup de vent emporté par un coeur avant de réapparaître face à mon bourreau.

C'était ça l'Amour. Oui l'Amour était un sentiment sadomasochiste. Il fallait aimer souffrir pour vouloir aimer. Aimer n'était rien de plus que d'accepter de souffrir. Souffrir de trop aimer, souffrir de ne pas aimer assez, souffrir de ne plus aimer, souffrir de ne pas être aimer. L'amour était un sentiment qui vous consumait jusqu'à vous empoisonner. L' Amour est notre plus grande force mais aussi notre plus grande faiblesse. Et l' Amour cette fois m'avait guider devant celle qui m'avait fait tant de mal, celle qui avait fait de moi un monstre aussi horrible.

Je m'approcha doucement d'elle, l'amour qui jaillissait de mon âme posait son aura sur les lieux, je savais que plus je m'approchais plus elle sentait ma présence.« Jamais en retard, comme à ton habitude… » Je me posa à ses côtés, posant mes mains sur le piano. C'était un piano à quatre mains qui chantait la mélodie d'amour à présent. C'était un piano à quatre mains qui chantait le destin.

« Je ne pourrais jamais être en retard Delilah. Lorsqu'un coeur appelle, l'Amour, lorsqu'un coeur respire l'Amour... que ce soit un amour heureux ou malheureux, son appel m'envahi et me conduit à lui »






Hj: désolé c'est nul et court mais je suis débordé en ce moment et je tenais à te pondre une réponse avant d'aller au lit

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MessageSujet: Re: Breaking the curse || Amaury & Delilah   Dim 13 Oct - 22:32



sing me to sleep



Leopoldine || Ez3kiel


Quelle mélodie coule entre mes doigts ? Celle de la haine, celle de l’amour, de la joie, de la douleur ou du plaisir ? Je ne sais pas. Je ne l’ai jamais su. Au fond j’ai l’impression d’avoir fait le pas de trop, de sombrer, encore, et encore. Sauve-moi ? J’ai peur. Peur de ne jamais revenir, de n’avoir jamais été là… Qui est la vraie Delilah, l’amour ou la détresse ? Et mes doigts glissaient sur les touches, les blanches et noires, accélérant cette mélodie maudite. Mais cette mélodie n’était pas bien différente des battements de mon pauvre cœur qui, essoufflé, priait pour qu’on l’achève. En vain.

Je suis là, je suis là, écoute moi. Ecoute-moi et apprends cette symphonie de couleur, de larmes et de sang. La malédiction, ce n’est pas ce que je lui avais fait subir, la malédiction c’était moi. Tout entière. On ne guérit pas d’une blessure avec laquelle on est né, enfouie, là, tout au fond de notre âme. On ne guéri pas de cette tache de ténèbres qui peu à peu dévore la lumière pour n’en laisser que des éclats faiblards et fatigués. Pas un regard à son attention, et surtout, aucun contact physique. Ils me répugnaient depuis déjà des années. D’autant plus que le contact d’Amaury était tout particulier. A éviter en urgence.

Lorsque la mélodie finit par ne plus vouloir se jouer, je reposais mes doigts au calme sur les touches, fixant les ronces qui semblaient croître à vue d’œil, nous entourant, dévoilant le pire, ou le meilleur… Allez savoir. Et dire que sur ces ronces j’avais vu les plus magnifiques des roses et qu’aujourd’hui, elles n’étaient plus que ces solides lignes épineuses, noueuses, n’était-ce pas une belle image de ma propre condition ? D’une voix distante, je lâchai, sur le ton du murmure : « Ce n’est pas l’Amour que j’appelle. Mais mon bourreau. » Ce n’était pas particulièrement incisif dans la façon dont je l’avais prononcé, en revanche les mots laissaient parfaitement sentir la rancœur que je nourrissais à son égard. Mais le monde est un miroir, là où tu vois rancœur je vois amour… Delilah brisée, Delilah comblée, cela ne dépendait que d’un reflet alors ? Peut-être.

Ma main frôla la sienne. L’espace d’une seconde, peut-être, avant que je ne recule légèrement, non pas gênée mais véritablement dérangée par ce contact imprévisible. Mon regard se posa sur son profil alors que mes doigts glissèrent lentement jusqu’à une tige de ronces qui crépitèrent légèrement avant de prendre doucement feu. Le feu serpenta en suivant le cours du végétal, le long du piano qui n’en fut pas marqué, avant de s’arrêter brusquement à peu près au milieu de l’instrument. Cela me valut un léger froncement de sourcil. Jamais au grand jamais le feu ne refusait de m’obéir. Peut-être qu’au fond de moi j’avais entendu l’appel au secours des plantes mourantes. Est-ce que la partie de lumière qui constituait mon être était plus fort que je ne l’aurais estimé ? C’était possible en effet, envisageable en tout cas, et ça ne me plaisait pas.

« Je ne peux pas te rendre ce que je t’ai pris, Amaury. » L’allusion à la malédiction était évidente, il me semblait. Je n’avais pas envie de donner. Voir les autres souffrir me faisait du bien. Cela m’apaisait. Et je restais cet être calme, de marbre, une statue, qui veillait à ce qu’on n’interrompe pas son éternel sommeil. Je n’étais pas la mort, je n’étais pas la justice, simplement la rancœur. « Je n’en ai pas envie. » Je tournais légèrement la tête pour le fixer cette fois. Sans plus de barrière. Qu’il sonde mon esprit, mon cœur, mon âme ou ce qui lui plairait. Je ne pouvais pas l’aider, je n’étais même pas foutue de m’aider moi-même. Simplement parce que la volonté d’arranger la situation, d’y voir un peu de beauté et de volupté ne faisait plus parti de mes objectifs.

Le silence était à nouveau lourd, rythmé par les légers filets de la pluie douce qui caressait nos peaux et lavait nos péchés. « Je n’ai pas envie de te voir heureux. Toi et moi, nous ne sommes pas faits pour ça. » Ô Amaury, regarde ce semblant de sourire qui naît sur ses lèvres, cette obstination morbide au désespoir, que peux-tu y faire ?

Sing to me, I don't want to wake up on my own anymore...


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