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 My hero || Dylan & Blue

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MessageSujet: My hero || Dylan & Blue   Mar 8 Oct - 18:35


someone like you

La pluie, pour laver le sol, les prairies, mais les âmes aussi. Le sang qui coule le long de tes plaies à vif, invisible tragédie qui te frappe de plein fouet, mais tu les vois, tu les vois ces taches vermeilles contre la peau de tes douces mains, Blue…

En effet, la pluie tambourinait contre les planches humides du port, et cela depuis déjà le début de la journée. Voilà qu’en fin de matinée, le soleil n’avait toujours pas voulu pointer le bout de son nez, alors, même si cela l’enchantait seulement à moitié, Blue avait fait le déplacement depuis sa montagne pour contourner le village et se glisser dans le port. Comme à son habitude, il était désert, surtout par ce temps là où on pouvait à peine voir à une dizaine de mètres plus loin que le bout de son nez. Mais la déesse avait une mission, qui lui incombait, la rumeur s’était déjà trop répandue. Avait-il disparu, était-il partit, avait-il déserté ses fonctions pour aller fricoter avec quelques mortelles ou était-il mort ? Le mystère de Zeus régnait encore comme un terrible orage, attendant de tomber sur le coin de leurs têtes, toutes leurs têtes. Enfin, presque toutes. Pour ceux qui connaissaient la vérité, elle était douce, amère, effrayante, rassurante, difficile de savoir. Il avait été autant un bourreau qu’un protecteur et ainsi, il était difficile de résumer son règne. Mais là n’était pas la question. Pas celle du jour, non…

Cela faisait quelques jours que Blue était au courant qu’une vieille connaissance avait refait son apparition en ville et à vrai dire, elle était bien trop inquiète pour y porter une attention immédiate. D’autant plus que, comme on se prête à le dire si souvent : loin des yeux, loin du cœur. Si seulement cela avait pu s’appliquer à Blue, elle aurait facilement haït tout le monde avec sa faculté de détachement et d’isolation spectaculaire. Mais non. Il suffisait que quelqu’un se tape l’incruste après des années et des années et c’était une rechute immédiate. Une drogue, un poison, voyiez cela comme vous le souhaitez. Alors, lorsqu’elle songeait à une « mission », il n’en était rien. Ce jour n’était pas porteur d’un nouveau message, juste d’une envie folle et incontrôlable. Elle se mentait à elle-même en se murmurant que ce déplacement n’était qu’une visite de courtoisie, mais au fond de son cœur, elle savait pertinemment que ce n’était pas le cas. Si les rapports entre son futur hôte et elle-même étaient qualifiables, il n’aurait sans doute jamais été question de courtoisie.

Le navire était magnifique, là, à portée de main, logé dans l’épaisse brume et rendu brillant par la pluie battante. Devant la passerelle, elle hésita de longues minutes. N’était-ce pas malhonnête de refaire son apparition après si longtemps juste « comme ça », « pour passer le bonjour, pour prendre des nouvelles » ? Oh si, ça l’était. Elle ne saurait quoi dire, quoi répondre aux questions qui pourraient fuser. A moins qu’avec un peu de chance, cette visite n’ait pas lieu. Peut-être serait-il absent. Aussi, elle pouvait encore partir, prendre ses jambes à son cou et s’envoler vers de nouveaux horizons plus… Secs. Mais elle savait qu’elle devait le faire, elle n’en fermerait plus les yeux la nuit sinon. Elle avait cette fâcheuse habitude de s’imposer des choix comme des responsabilités. Elle resta encore deux ou trois très longues minutes à fixer le bois humide, écouter la pluie, le vent, essayer de percevoir quelque chose dans ce cocon de mauvais temps, mais il n’y avait rien d’autre qu’une attente impardonnable.

Finalement, n’avait-elle pas le droit de s’accorder une toute petite fuite ? Elle reviendrait à un meilleur moment. Elle soupira faiblement, imperceptiblement, elle s’en voulait de ces décisions lâches qui la frappaient, comme ça. Ça lui rappelait quelqu’un, quelqu’un à qui elle reprochait justement ce type même de comportements. Elle ferma les yeux un instant pour inspirer, laissant l’eau glaciale couler le long de son échine avant de simplement baisser le regard et tourner les talons, décidant de repartir d’où elle était venue. Nul doute que si le destin n’en avait pas décidé autrement, les choses se seraient reproduites un long moment de cette façon.

Seulement…

Son regard se bloqua sur un élément, à quelques mètres à peine, deux, trois peut-être, devant elle, des chaussures. Sombres. Du cuir, sans doute. Elle n’osa pas relever les yeux pour la simple raison qu’elle connaissait ces chaussures et, surtout, leur propriétaire. Elle déglutit péniblement, totalement tétanisée et trempée en plus de cela. La conclusion tomba rapidement : la visite aurait lieu et, actuellement, à ses yeux, c’était une très, très mauvaise idée. Alors Blue releva lentement le regard, puis sourit faiblement, un sourire tellement pathétique et adorable à la fois. Un sourire qui, si le brouillard n’avait pas été si fort, aurait transmis tant de choses.

It’s been a long time since someone looked at me that way…

– Bonjour, Dylan…


.........................................................................................................................................

Il y a longtemps, quelque chose s'est brisé dans mon coeur. Il était là, si fort, si confiant et courageux. Je n'étais que l'ombre d'un homme-enfant, effrayée par le passée, effrayée de ne pas avoir d'avenir. Alors je suis partie... Dans un long voyage en quête de ma foi. Et j'ai trouvé là bas la raison qu'il me manquait pour continuer à me battre : la paix. A n'importe quel prix.
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Jeu 17 Oct - 20:21


Harder, Better, Faster, Stronger.




J'étais entouré de tellement de gens, oui, mais j'étais seul. Terriblement seul. Indifférent et égoïste, où ma seule occupation est de sonder la plus grande peur de chaque villageois, qui sait, ça pourrait me servir un jour. Ma seule compagne au jour d'aujourd'hui, n'est que cette vulgaire fiole de Bourbon dégueulasse. Je ne suis pas alcoolique, non, loin de là, juste.. enfin, peu importe. Parlons, de la pluie. Pensez-vous réellement qu'elle tombe par hasard ? Vraiment ? il paraît que sur cette île, la pluie est quelque chose de rare. Quel dommage, l'eau est  un élément fascinant n'est-ce pas ? si léger et pourtant si puissant. Il peut être un magnifique allié pour celui qui le contrôle, ou un magnifique ennemi pour celui qui le combat. L'eau est quelque chose de vital, sachez-le. Tout le monde a tendance à l'oublier, mais passez une semaine sans boire, et soyez sûr que vous ne tiendrez pas la semaine suivante.

Je me tenais là, debout en haut de cette falaise, face à l'étendu de cet océan, complètement nu, dans le but de sentir chaque goutte ruisseler sur toutes les parcelles de mon corps, et je ferme les yeux. Sauter de plusieurs mètres d'altitude est l'une des meilleures sensations que j'ai pu ressentir au cours de mon existence. - Après le sexe, bien entendu, mais cette catégorie là est plutôt inclassable. Nous ne pouvons pas classer la perfection, c'est bien connu. - En plus de ressentir la pluie, on peut également ressentir la puissance du vent qui souffle, plus ou moins fort, avant de s'écraser lamentablement au fond de l'eau. Fond dans lequel je m'asseyais des heures et des heures, réfléchissant à une mort rapide, réfléchissant à ma vie, à mon bateau, et surtout, pensant à elle.

Amphitrite. Son absence a envahi tout mon horizon, comme si on avait percé un trou béant dans ma poitrine. Et pourtant, personne pensait que Monsieur Poséidon pouvait avoir un coeur. Le fêtard, le drogué, le coureur de jupon.. personne pouvait penser qu'un homme comme moi pouvait un jour, aimer. Et pourtant, c'est ce qui s'est passé. Quand son visage d'ange et sa chevelure châtain est venu frapper à mon coeur vide. Malheureusement pour moi, il l'a laissé entrer. L’âme humaine puise sa substance dans des expériences inédites, comme on dit. Et c'est ainsi que le requin tomba amoureux du poisson-clown. Et pourtant, la fierté était toujours présente. Bien souvent courir après ce qui nous fait plaisir signifie abandonner ce qui est juste à nos yeux. Mes souvenirs n'ont pas eu le temps de se former, qu'un mauvais pressentiment venait s'installer autour de moi. Je n'étais pas seul. Quelqu'un s'était approché de trop près à ce qui m'était cher. Mon Bateau. Mon meilleur ami, ma maison. Je me dépêchais de sortir de l'eau, prenant soin de me rhabiller, avant de me diriger vers l'habitacle.

Il y avait bien quelqu'un, quelqu'un qui hésitait. C'était certain, c'était elle. Il n'y avait qu'elle pour réagir comme ça, ne pas savoir, être toujours incertaine, une personne si fragile, qui pouvait être puissante aussi. Tout comme l'eau, finalement. Et je ne parlais pas d'Amphitrite. J'ai connu d'autres femmes dans ma vie, même si elle reste à ce jour la plus importante. Je la fixais longuement avant d'avancer vers elle, me postant en face, la tête haute, j'étais confiant. Elle ne me faisait pas peur, bien au contraire. Son sourire, sa voix si douce, je ne pus m'empêcher de sourire à mon tour, avant de lui passer devant, retournant à mon chez moi. Elle me suivit, je pouvais entendre ses petits pas derrière moi.

- Qu'est ce que tu veux Darling ?  



« (...) mais il se peut aussi que la personne sur qui vous pourrez comptez pendant toute votre vie, la seule qui vous connaisse vraiment, peut-être encore plus que vous même, soit la même personne qui est a vos côtés depuis le tout début. »

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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Sam 19 Oct - 14:21


listen to the sirens

Mais qui était-il, aux tréfonds de son âme ? Elle aurait tellement aimé savoir. Elle aurait tellement aimé tout deviner. Remarquer que tout avait une place, un nom, une signification, et même si ce n’était pas le cas, en trouver une. Dylan était un mystère pour Blue. Un mystère qu’elle essayait d’élucider depuis déjà des années et des années, au rythme de leurs allées et venues. Lui voguant sur les océans déchainés, elle sur les reproches en série et les catastrophes. Ils n’étaient pas fait pour se retrouver, c’était évident, et pourtant, ponctuellement, ils se retrouvaient, l’un en face de l’autre, à ne savoir que se dire. Elle n’aurait pas dit qu’ils étaient amis, c’était bien plus compliqué que cela. Bien plus, oui. Alors elle baissa les yeux et le suivit pendant quelques mètres avant de fixer le sol trempé de la petite passerelle. Mon dieu, elle n’avait pas le pied marin. Bien au contraire. Et elle appréhendait plus que tout cette discussion. Plus que tout, peut-être pas. Il y avait d’autres retrouvailles qui l’effrayaient encore plus, mais elle se serait tue sur la question.

Lorsqu’il lui demanda ce qu’elle voulait, elle fut un peu prise au dépourvue. Ce qu’elle voulait maintenant, elle n’en savait rien. Ce qu’elle voulait en général était encore bien obscur à ses yeux. Alors elle se contenta d’un vague haussement d’épaule peu convaincu en montant sur le bateau, encore trempée jusqu’aux os. Malgré tout, elle finit par esquisser un nouveau sourire, bien plus gêné et décontenancé que le précédent.

– Je voulais prendre de tes nouvelles.

Elle manqua de s’étouffer sur la fin de la phrase. C’était ambigu et elle n’aimait pas ça du tout. Cela pouvait vouloir dire tellement de choses. « Je ne t’ai pas vu depuis longtemps, alors j’étais curieuse » ou alors « mec t’as foutu quoi ces dernières années ?! » ou bien « je suis désolée d’avoir disparu, je pensais qu’on était des amis et que tu méritais de savoir que j’étais de retour » ou, évidemment « tu me manquais ». Le problème, c’est que la réalité ne se limitait pas à quatre possibilités, et ce qu’elle cherchait à dire était un gros mélange de toutes ces possibilités toutes plus étranges et improbables les unes que les autres. Finalement, Blue avait tellement vécu qu’elle avait la sensation de n’avoir rien vécu et se rendait compte qu’elle avait beaucoup trop vécu de choses qu’elle n’aurait pas voulu vivre. Vous suivez toujours ?

– Enfin, je… Ne…

Oui, voilà qui était mieux. Qu’elle s’enfonce un peu plus et quelqu’un lui balancerait une pelle pour qu’elle creuse sa tombe. Elle était un peu perdue, cependant sa façon d’agir était soudainement vraiment pathétique et ça, elle ne le supportait pas. Et dire qu’à chacun de ses retours les autres flippaient de son courroux divins, ça ne ressemblait pas une grosse colère là. Elle se redressa légèrement, relevant les yeux pour le fixer, elle aurait pu être beaucoup plus impressionnante, surtout si elle n’avait pas eu l’allure d’un petit chien sous la pluie. Bah, elle se rassurait en se disant que ça donnait un air un peu tragique à la scène.

– Tu es quelqu’un d’important à mes yeux. Donc je me devais de venir te rendre visite pour m’assurer que tout allait bien.

Elle aggravait son cas. Elle aurait dû savoir – non, en fait elle le savait – que Dylan n’allait pas bien. Comme si quelqu’un sur cette île pouvait aller bien. Sérieusement. D’un côté, ils avaient en commun que leurs retours ne passaient pas inaperçu. En tout cas, elle s’en persuadait. Ils arrivaient aussi à être haïs, pour des raisons qui, pour sa part, lui échappaient totalement. Parfois elle avait envie de tous les convier pour leurs crier « Bordel, j’ai sauvé vos miches un nombre incalculable de fois et vous m’en voulez de ne pas avoir envie de voir vos gueules constamment ?! » Seulement elle se prenait bien trop pour une lady pour sortir des mots pareils de sa bouche. Non mais oh.


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Il y a longtemps, quelque chose s'est brisé dans mon coeur. Il était là, si fort, si confiant et courageux. Je n'étais que l'ombre d'un homme-enfant, effrayée par le passée, effrayée de ne pas avoir d'avenir. Alors je suis partie... Dans un long voyage en quête de ma foi. Et j'ai trouvé là bas la raison qu'il me manquait pour continuer à me battre : la paix. A n'importe quel prix.
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Sam 19 Oct - 19:52


I'm bulletproof, nothing to lose.




Depuis toujours elle a essayé de percer ce grand mystère qui m'entourait. Il est vrai que me cerner était une chose difficile, au fond, comment les gens pourraient-ils me connaître, si je ne me connais pas moi-même ? J'ignore qui je suis et quel est mon but, mais je suis bel et bien quelqu'un, alors je m'efforce d'en tirer le meilleur. J'ignorais quel effet ça me faisait de la voir là, après tant d'années. Etais-je content ? En colère ? Non, je ne savais pas. Enfin, j'étais indifférent à tout ça. Elle était là, et c'était tout. Il y avait une part de similitude entre nous, pourtant nous étions tellement différent. La Terre et la Mer, Wendy et Crochet, Gaïa et Poséidon. Mais au delà de tout ça, notre différence se basait sur le fait, que j'étais Dylan, et qu'elle était Blue, tout simplement.  

Ma réponse l'étonnait au plus au point, elle espérait quoi, que je saute de joie ? Que je la renvoie d'où elle vient ? Quelque chose comme " Merci d'être venue tu peux repartir ! " ? Voyons, elle savait autant que moi que je n'étais pas comme ça. Au moins une chose de ma personnalité que nous connaissions tous les deux. Ou sûrement qu'elle ne savait pas comment j'allais réagir justement. Ou elle aurait sûrement prié que je ne sois pas ici, et serait partie, en ne laissant aucune trace, comme si elle n'était jamais venue.

Je la voyais bredouiller, réfléchir, elle savait vraiment pas en fait. Elle était là, comme ça, sans aucune raison. J'avais l'impression de me voir, parfois, quand je vais dans une pièce et que je sais plus pourquoi. Et avouez, vous l'avez déjà tous fait ! Comme ouvrir le frigo, rien prendre dedans, ou bien, regarder l'horloge et 30 secondes plus tard ne plus savoir l'heure qu'il était. Enfin, dans mon cas, les horloges..  

- Tu es tellement pathétique..  

Bien entendu, je disais ça de manière ironique. La pauvre, elle devait avoir froid. Je sortais une couverture que je lui mettais délicatement dans le dos en sortant d'un doigt sa mèche de cheveux qui s'était installée devait son oeil droit de couleur noisette, un sourire aguicheur bourré de sous-entendu. Nous n'étions pas ami, et ne le serions sûrement jamais, c'est pas pour autant, que je ne peux pas m'élancer dans le jeu du chat et la souris. Je n'étais qu'un homme après tout. Je la regardais s'enfoncer sans rien dire. Certains avaient peur d'elle. Je ne comprenais pas pourquoi. Ce n'était qu'un chihuahua, une petite créature, avec une grande gueule, finalement. Je finis par me rapprocher d'elle, suffisamment, afin que mes mots entrent bien dans sa petite tête brune.

- Oh, et bien, les nouvelles ? Ton cher et tendre m'a dupé, mon frère a tragiquement et mystérieusement disparu, puis visiblement, ça n'inquiète personne. Si ça se trouve, c'est encore ton acolyte qui joue des tours à tout le monde qui sait ? Tout le monde sait, qu'il ne le portait pas vraiment dans son cœur. Autrement, ça va.    

Les sujets qui fâchent, c'est mon dada. Je savais pertinemment que je jouais avec le feu. Mais qu'allait-elle me faire ? Sincèrement ? comme elle me l'a si bien dit de vive voix, j'étais quelqu'un d'important à ses yeux non ? Ce serait pas plutôt elle qui viendrait à se brûler ? Ou bien, brûlons nous les ailes ensemble ? Vas-y Blue, tente quelque chose, allez, je sais que tu en meurs d'envie après ce que je viens de te balancer à la gueule. Mais n'oublie pas une chose, tu es sur mon territoire. Voyons Blue, tu ne merites pas ça, quand est-ce que tu ouvriras enfin les yeux, et que tu regarderas la vérité en face ?






Dernière édition par Dylan S. Marshall le Sam 19 Oct - 21:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Sam 19 Oct - 20:30


already gone

Elle aurait voulu l’étrangler. L’éviscérer. Enfin, une partie de sa tête lui criait de lui régler son compte. A la différence que cette partie-là, elle n’avait jamais son mot à dire. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, elle n’esquissa même pas une grimace ou un signe qu’elle était décontenancée. Il avait cette façon de la mettre mal à l’aise mais de faire s’élever ses barrières les plus solides. Et après les bafouillis ridicules, elle se remettait à faire la forte, la nana charismatique, celle qui aurait pu être le leader s’il n’y en avait pas déjà eut un, tout juste avant elle. Mais Blue était solide, et même la référence à la disparition de Zeus ne l’a fit pas sourciller. Elle ne voulait pas lui mentir, en revanche, elle se devait de le protéger de la réalité, mais s’il y avait quelque chose qu’elle ne supportait vraiment pas, c’était cette façon qu’il avait de tout ramener à lui. Et quand il parlait de « lui », elle n’évoquait pas Dylan. Non. Mais plutôt la personne dans leur trio qui était devenu doucement celui-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom. Mais avec un nez.

– Ne le mêle pas à tout cela.

Peut-être que d’un côté, elle voulait aussi faire ses preuves, comme à chaque fois. Elle surmontait les épreuves et nettoyait les erreurs des autres, en silence, sans rien demander en retour. Elle aidait mais ne voulait rien. Elle veillait à ce que tout aille bien dans le meilleur des mondes. Hélas, quelque fois cela ne fonctionnait pas, pas le moins du monde. Elle ne supportait simplement pas que quelqu’un paye pour le crime qu’elle avait commis, et si Dylan pensait de cette façon, il serait très vite beaucoup plus à penser ainsi. Et cela l’effrayait vraiment. Alors qu’elle fixait le sol, elle fronça légèrement les sourcils, il n’était pas question de le regarder dans les yeux et lui cracher la vérité au visage. Plus le temps passait et plus elle avait la sensation qu’il n’y avait qu’elle qui se préoccupait réellement de la mort de Zeus, et pas seulement parce qu’elle en était responsable, mais parce qu’il avait aussi une place particulière dans son cœur, et aussi dans l’organisation de l’île.

Alors la jolie Blue releva lentement le regard pour le fixer puis esquisser un léger sourire. Son sourire n’avait rien de mauvais ou menaçant, en revanche le regard brillant qu’elle arborait ne présageait pas grand-chose de bon. Dylan ne lui faisait pas peur. Il ne lui avait jamais fait peur. Elle le trouvait amusant, un peu dérangeant parfois, souvent déstabilisant, mais jamais effrayant. Elle ne pensait pas qu’il cherchait à activer la peur de lui chez les autres, il y avait tellement d’autres peurs à manipuler que cela lui était sans doute bien égal. Alors Blue voyait en lui un ennemi et un ami. Elle ne savait pas de quelle façon il réagirait si un jour elle débarquait en lui demandant de l’aide. Peut-être qu’elle aurait dû faire cela, ce fameux soir. Après tout, elle ne pouvait pas demander d’aide à beaucoup de personne sans les mettre en danger. Jamais elle n’aurait impliqué Sehen, qui était sa plus proche amie, dans quelque chose de dangereux. Quant à Amaury, il n’était pas question qu’il se mêle de ses problèmes. Alors qui restait-il ? Qui y avait-il dans son entourage qui savait surmonter les emmerdes et qui pourrait l’aider à aller au-delà de tout cela ?

– C’est moi. J’ai tué Zeus.

Elle était sérieuse. Et c’était bien ce qui l’inquiétait, c’était sorti de sa bouche de façon spontanée et tellement neutre qu’elle en était tout bonnement effrayée. Mon dieu. C’était le moment où elle était censée tomber en sanglots et supplier l’univers de la pardonner… Mais non. Il n’y avait rien. Elle ne ressentait rien. Elle était neutre et continuait de le fixer comme si elle n’avait absolument rien dit. Pourtant ses mots résonnaient dans sa tête comme autant de malédiction. Mais elle se souvenait amèrement des derniers mots que le Grand Zeus avait échappé d’une voix paniquée : « Ne me tues pas ! C’est toi qui payeras le prix des ténèbres si tu le fais ! » Peut-être l’avait-il maudite en disant cela. Car plus elle y pensait et plus cela la rendait complétement indifférente. Et si Dylan ne la croyait pas ? Après tout, même si personne ne niait la puissance qu’elle pouvait avoir, qui aurait pu soupçonner la bonne et gentille Blue de mettre au tapis le plus grand des Grands… ?

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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Sam 19 Oct - 21:52


Firework.




Comment avait-elle pu ? Alors, c'est ça, elle se pointait comme ça, après des années ! Salut je viens prendre de tes nouvelles, au fait, j'ai tué ton frère j'espère que tu m'en veux pas ! " LOL " . Cette fille allait me rendre fou. Si ce n'était pas déjà le cas. Elle avait tellement changé. Ce n'était plus la même, c'était évident. Mais, pourquoi ? Et la prochaine, c'est qui, moi ? C'est pour ça que t'es venu me voir ? Pour m'allier à ta cause ou m'éliminer ? Et bien vas y, je suis tout à toi Darling. Je peux même te tendre la lame si tu le souhaites. Ah mais non, j'suis bête, t'en as pas besoin. Et puis ramène ton copain, ouais, ça pourrait être marrant !

A ce moment précis, tout ce bousculait dans ma tête. Je ne contrôlais plus rien. C'est grave quand on perd le contrôle n'est-ce pas ? Le contrôle de soi, le contrôle des fonds marins.. Et pourtant. La pluie se faisait de plus en plus forte, les gouttes d'eau se multipliaient, on ne pouvait plus distinguer ce qui se trouvait à plus d'un mètre de nous. Ah c'était rare ici, hein ? Bienvenue dans mon monde. La mer se déchaînait. Elle montait petit à petit. On pouvait entendre les vagues gronder de plus en plus fort, berçant violemment le bateau. Et Maintenant Blue, tu comptes faire quoi ? Ou plutôt, qu'est ce que je compte faire de toi ? Les vagues rugissaient de plus en plus, l'eau commençait à rentrer à l'intérieur. Et ensuite ? Ensuite, je survivrais. C'était mon monde. Pas le sien. Elle ? Elle se noierait. C'était simple non ? Mais ce serait trop facile. Je la regardais me supplier d'arrêter, de me dire à quel point elle était désolée et qu'elle ne voulait pas. Tu voulais pas ? Alors, pourquoi tu l'as fais ? As-tu sérieusement réfléchis à la chose ? Je ne pense pas.

Et les villageois ? Ils seront ravis de l'apprendre tiens. Tu fais quoi contre une révolte, tu vas tous les tuer, eux aussi ? Ne t'en fais pas pour ça. Je vais m'en charger. Et le plus drôle ? C'est que je vais faire ça devant tes yeux, et je t'obligerais à regarder. Je commencerais par Sehen, j'ignore comment, ah si, je pourrais lui trancher la gorge lentement afin que tu puisses voir le sang couler, et je continuerais avec Amaury, je pourrais l'enfermer dans un aquarium et tu seras là, tu le regarderas se noyer, et succomber à une mort lente. En ce qui me concerne, je prendrais un plaisir fou à te regarder te détruire, et hurler de douleur. Tu te consumeras, tu ne seras plus rien désormais. Et qui te sauvera, ton amoureux ? Crois-tu sincèrement ? Soyons réaliste. Il y passera lui aussi. Et si vous m'arrêtez, et que vous me tuerez, j'en serais ravi. Pourquoi ? Car il ne restera que vous deux. Vous serez seul. Mais Blue, petite Blue, regarde autour de toi ! Ton monde s'écroule par ta faute. Qu'as-tu fais ?  


La vérité, c'est que rien de tout ça ne s'était produit. Non, il n'y aurait pas d'assassinat, ni de mer déchaînée. C'était une sombre partie de moi, qui souhaitait resurgir en entendant ses mots. J'aurais aimé lui poser dix mille questions. Que s'est-il passé durant ces années ? Lui demander ce que j'ai raté pour qu'elle en arrive là. Quelque part, je ne pouvais pas lui en vouloir. Nous avions tous notre part de responsabilité dans cette histoire. Et si c'était une punition, Zeus aurait mérité, à mon avis, un châtiment moins pire que la mort. En ce qui la concerne, je pense sincèrement qu'elle avait besoin d'aide. Je restais assis en tailleur sur la table, face à elle. Je m'attendais à autre chose de sa part. Mais quelque part, je pense que ça lui faisait un poids en moins, elle avait la conscience un peu plus tranquille. Nous n'étions pas ami, nous n'étions pas des ennemis, mais un mélange des deux. Et elle avait besoin de moi, c'était certain. Le décès de Zeus me faisait horriblement de la peine, mais je restais neutre, je ne montrais rien. Je plongeais mon regard dans le sien, et j'attendais.

- Rien que ça.   


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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Sam 19 Oct - 22:28


staring at the sky

Le regard de Blue se fit un peu plus distant, un peu plus perdu. Elle savait que penser de sa réaction. Est-ce qu’elle avait simplement voulu le faire réagir ? Pas sûr. Mais au fond d’elle, son cœur tombait en miette, trahie par celui qu’elle aimait, abandonnée et traînée dans la boue. Elle souffrait. Le martyr. Et Zeus n’avait été que le déclencheur de la rage muette qui sommeillait en elle depuis déjà trop longtemps. Mais il projetait d’asservir l’humanité… Et l’humanité l’avait protégée et accueillie comme une des leurs, alors elle avait cette douloureuse impression de mener la guerre sur trop de front. Elle était son propre ennemi. Son plus grand ennemi.

Elle garda son regard bien ancré dans celui de Dylan quelques secondes de plus avant de finalement détourner les yeux. Vu qu’elle ne savait même pas si elle culpabilisait ou si elle jubilait, elle se contenta d’un vague haussement d’épaule suivit de quelques mots pas bien convaincus :

– Zeus avait monté un plan afin d’asservir l’humanité. Et ce n’était pas son rôle.

Sa phrase sonnait comme un « si tu ne fais pas ton boulot, t’es viré, rayé, éliminé », mais sa voix appelait à l’aide. Ce tremblement caractéristique de l’inquiétude et de l’angoisse était plus que perceptible, même si elle faisait tout pour le cacher. Son for intérieur hurlait à l’aide. Il gémissait, se tortillait, la torturait, la suppliait d’arrêter de sombrer aussi loin dans les ténèbres, c’était un aller sans retour, elle ne connaissait pas le chemin pour revenir, et n’avait pas semé de petits cailloux.  Alors qu’à nouveau elle croisait son regard, elle pencha la tête sur le côté et releva doucement les bras, la serviette glissa le long de son corps, sur le sol, avec un bruit étouffé. Et Blue fixa Dylan ainsi, durant de longues secondes, en silence, respirant à peine.

– Allez, exprime-toi. Je sais que tu me déteste, alors montre le moi. Réagis, putain, Dylan… J’ai buté ton frère, et tout ce que tu trouves à dire c’est rien que ça ?

Elle n’était pas en colère après lui. Elle était inquiète. Et c’était à elle-même qu’elle en voulait, il fallait que ça ressorte quelque part, hélas c’est Dylan qui en faisait les frais. Depuis toutes ses rencontres depuis son assassinat, elle n’avait fait que dissimuler ce qu’elle ressentait, laisser une bonne image de ce qu’elle était. Montrer qu’elle allait bien mais… Blue, tu ne vas pas bien. Il faut que tu fasses quelque chose, que tu te fasses soigner, tu as besoin d’aide, tu pars en miettes, tu deviens n’importe qui. Elle est où la grande déesse protectrice qui donnerait sa vie pour ses enfants ? Zeus était aussi un de tes gamins… Mais le problème, c’est que la vie de Zeus contre toute l’humanité, bah, il ne faisait pas le poids. Et il avait payé pour cela. Payé pour son ambition stupide. Elle baissa à nouveau les yeux et lui tourna le dos. Qu’il la poignarde, ça ne ferait que d’arranger la situation. Enfin. Pour elle.

Elle expira profondément et baissa la tête pour fixer le sol, elle en avait marre. Marre de cette immortelle vie de misère. Elle en avait marre de faire n’importe quoi à chaque retour. Et ainsi retombe l’histoire. Elle n’avait pas envie de jouer avec Dylan, elle n’avait pas envie de gagner. Elle n’avait plus envie de gagner. Mais elle était sur son terrain et avait dit des mots qu’elle aurait dû regretter. Etrangement, elle se sentait d’avantage soulagée que mal.

– J’ignore lequel de nous deux est le plus pathétique, vois-tu.

Et allez qu’elle continuait à le pousser. C’était vraiment un jeu dangereux auquel elle jouait. Mais quand on n’a rien à perdre, alors, quelle est l’importance de prendre des risques ? Dans sa tête, elle n’arrivait pas à réfléchir, il y avait cette foutue voix qui la rendait à moitié sourde, et si toute fois elle acceptait de se taire, alors ses oreilles bourdonnaient de toutes les atrocités que les gens sur terre et à Blueleaf disaient. Oh, les rumeurs allaient bon train sur ce bon vieux Zeus, et peu pleuraient sa mort. Pourtant Zeus avait été un chef très efficace, et sa disparition était une perte réellement dangereuse. Alors pourquoi personne ne réagissait ? Voilà la haine qui revenait. Voilà qu’elle se mettait tous à les haïr d’avoir autant de réaction que des poulpes unitentaculaires. Du calme Blue…


.........................................................................................................................................

Il y a longtemps, quelque chose s'est brisé dans mon coeur. Il était là, si fort, si confiant et courageux. Je n'étais que l'ombre d'un homme-enfant, effrayée par le passée, effrayée de ne pas avoir d'avenir. Alors je suis partie... Dans un long voyage en quête de ma foi. Et j'ai trouvé là bas la raison qu'il me manquait pour continuer à me battre : la paix. A n'importe quel prix.
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Sam 19 Oct - 23:22


Heart Attack.




J' avais tellement envie de rire après ses paroles. Elle était tellement déstabilisée par mon calme. Elle devrait le savoir qu'il en faut beaucoup pour me mettre en colère. Amphitrite partie, Chaos qui me la fait à l'envers, un certain Crocodile qui rentre dans ma tête sans cesse, Blue qui tue celui m'a amené ici. Ils ont tous détruit ma vie, bien sûr que j'devrais m'énerver, tout casser, l'attraper par la gorge, et la balancer contre un mur. Je pourrais oui. Mais si on veut jouer, autant être intelligent. Si je faisais ça, elle gagnerait, ils gagneraient. Et si il y avait bien une chose à laquelle il ne fallait pas songer, c'était bien ça. S'ils gagnaient, ce serait le néant. Nous sommes déjà en train de sombrer dans un monde où nous sommes censés vivre heureux pour toujours. Pour toujours, je vous l'accorde, heureux.. ça laisse à désirer.

Zeus avait bel et bien merdé sur ce coup. Mais elle n'aurait pas dû agir seule, dans son coin, depuis quand on faisait des secrets ? Oui bon, je suis mal placé pour dire ça. Et puis, non, même pas, je n'ai jamais fais de secret, je suis juste, impossible à cerner, et quelques fois, c'est tant mieux. Zeus aimait le pouvoir, et il le faisait savoir. Depuis qu'il nous a délivré de Chronos, il s'est prit pour notre supérieur. Mais ça ne nous dérangeait pas. Puis il a fait beaucoup de choses pour nous, pour moi. Zeus, restait Zeus. Il a été et sera toujours quelqu'un, quelqu'un de grand, de puissant, de fort. Et les gens auront beau dire ce qu'ils veulent, ils ne faut pas qu'ils oublient, que si la vie de certaines personnes est faites ainsi, il est pour beaucoup. Il a réussi à diriger un monde au bord du désespoir. Grâce à lui, nous avions pu combattre les titans. Alors oui, Zeus est un salaud, mais il a fait de grande chose. Dans le monde il n’y a pas d’un côté le bien et le mal, il y a une part de lumière et d’ombre en chacun de nous. Ce qui compte c’est celle que l’on choisit de montrer dans nos actes, ça c’est ce que l’on est vraiment.

Je continuais de fixer Blue, qui elle.. Et bien, elle, me faisait de la peine. Regarde-toi. Tu as voulu faire la grande, assume ! Ah c'est plus dur maintenant hein ? Rampe bien. Continue de ramper. Peut-être qu'un jour, un jour, tu comprendras.  Mon regard était vide. Je mis ma capuche sur la tête, tout en continuant à la regarder. C'est fou ce qu'elle était belle tout de même. C'est drôle la façon qu'elle avait de tenter de me pousser à bout.  C'est drôle aussi à quel point, elle y arrivait jamais.

Blue, te souviens-tu de la première fois où tu m'as vu ? C'est marrant à quel point tout à changer. En un rien de temps, on fait comme si rien ne s'était passé. Et pourtant, il s'en est passé des choses n'est-ce pas ? La première fois, c'est toi qui est venue me voir. Au final, c'est toujours toi qui viens me voir. C'est marrant hein ? Là, c'est pareil, tu viens me voir. Avoues, t'es incapable de te passer de moi. Ces mots résonnaient dans ma tête. C'était notre jeu. C'était mon jeu. Tu sais Blue, que tu n'veux plus jouer c'est une chose. Mais, n'oublies pas, que ce n'est pas parce que tu ne joues plus, que le jeu s'arrête. Je continuais de la fixer, je ne savais faire que ça, depuis tout à l'heure. Tu penses que je suis pathétique ? Mais regarde toi, tu hurles de l'intérieur. Je prenais mes airs arrogants, sourire aux lèvres, mais je cachais tout de même une réelle satisfaction.

- Allez, pleure. Je sais que t'en meurs d'envie.   


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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Dim 20 Oct - 12:19


genesis

Blue ne regardait plus Dylan, et c’était sans doute mieux pour l’un comme pour l’autre. Doucement, elle recouvrait son calme, elle rechargeait ses batteries, en quelques sortes. Il fallait qu’elle respire et qu’elle prenne le temps d’aller mieux. Après tout, elle aurait dû se douter que si son aura apaisante dysfonctionnait soudainement, ça ne venait pas de lui, ça venait d’elle. Mais il y avait quelque chose d’autre qui lui avait fait défaut depuis quelques jours, et plus encore depuis le début de la discussion. Sa barrière psychologique. Elle savait qu’en l’effritant, elle laissait entrer tout le monde, et elle savait qu’elle ne voulait pas que Dylan entre. Oh ça non. Alors elle se concentra, cinq ou dix secondes tout au plus, avant de tourner légèrement la tête, l’observant avec un sourire paisible. Mais tellement neutre. Il n’avait qu’à tenter de lire au fond d’elle, c’est lui qu’il verrait. C’était ainsi que ça fonctionnait. Elle devenait le miroir de son agresseur.

– Oh, Dylan…

Ses mots furent prononcés sur le ton du murmure. Un murmure presque empathique. Elle se retourna pour lui faire face à nouveau, approchant de quelques pas pour n’être qu’à quelques centimètres de lui, son sourire s’élargit alors. Qui était-il ? Elle se pencha à son oreille, et vous savez quoi ? Elle sentait sa respiration contre sa peau humide, mais n’en laissait rien paraître, alors, elle lâcha, de son ton morne mais incisif, sans cacher qu’elle prenait largement exemple sur sa façon à lui d’être désobligeant.

– Jamais je n’ai versé de larmes pour tous ceux qui m’ont trahi. Jamais je n’en verserais pour Zeus, Pan, ou même pour toi.

Alors elle se redressa, plantant son regard dans le sien avec un nouveau sourire plus amusé. Lorsqu’elle devenait cette espèce de monstre sadique, c’était assez effrayant. Mais il ne voulait pas cesser de jouer ? Alors elle avait distribué à nouveau les cartes. Même si Dylan était plus jeune qu’elle, elle le voyait quasiment comme un égal, sans doute à cause de leur espèce de trio étrange. Probablement. D’une certaine façon, toute la frustration qu’elle ressentait à s’être fait lamentablement abandonnée par Pan partait sur Dylan. Et c’était ainsi. Et si ça changeait un jour, alors peut-être en viendrait-elle à s’en vouloir de lui avoir fait payer ce dont il n’était pas responsable. Peut-être.

Elle se souvenait si bien de ce jour… Elle était revenue, au point de rendez-vous, après une nuit d’absence, après une grosse dispute entre Pan et elle. Mais lui, lui n’était jamais revenu. Il lui avait fait parvenir des excuses, il avait dit que si elle le trouvait lâche de ne pas s’impliquer d’avantage, alors autant qu’il s’implique totalement dans sa lâcheté. Et il était parti. C’était ainsi. Depuis, elle ne l’avait jamais revu. Et elle aurait aimé lui dire qu’il n’avait rien comprit, qu’elle avait besoin de lui, qu’elle avait toujours eut besoin de lui de toute façon… Le chaos et la terre, ainsi liés dans l’éternité…

Peut-être qu’un jour tu comprendras le sens de ta vie…

Revenons à nos moutons. Elle avait fait un léger pas en arrière pour continuer de le fixer. Elle le défiait. C’était évident. Mais toutes barrières dehors, est-ce qu’il faisait encore le poids ? A la différence qu’au fond d’elle, jamais elle ne se serait défendue si ça lui infligeait des dégâts. Ah, elle était adorable quand même. Elle l’aimait trop pour le blesser, mais pas assez pour le laisser la blesser d’avantage. N’était-ce pas une situation totalement ridicule finalement ?


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Il y a longtemps, quelque chose s'est brisé dans mon coeur. Il était là, si fort, si confiant et courageux. Je n'étais que l'ombre d'un homme-enfant, effrayée par le passée, effrayée de ne pas avoir d'avenir. Alors je suis partie... Dans un long voyage en quête de ma foi. Et j'ai trouvé là bas la raison qu'il me manquait pour continuer à me battre : la paix. A n'importe quel prix.
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Lun 21 Oct - 19:57


I'll carry you home, tonight.




Et voilà. Blue Miss Parfaite refait son apparition. Détournement du regard, calme pesant, comme si notre altercation n'avait jamais eu lieu. Ce qu'elle pouvait m'énerver à faire ça. Des manières, parce que elle était supérieure à nous tous finalement. Elle a tué Zeus, mais au final, elle n'est pas si différente de lui. La seule différence c'est que Zeus, lui, contrôlait le monde, elle, au contraire, contrôle son propre esprit, ses propres sentiments. Rien ne sort. Absolument rien, le néant. Quel dommage. Elle serait prête à se détruire mentalement, plutôt que de tout dire et se sentir mieux. Bravo la franchise & l'honnêteté ! A vouloir être quelqu'un de bien, on en fini par en payer le prix chère Blue. Tu le comprendras sûrement plus tard..

- On dirait, que j'ai touché un point sensible.   

Elle s'approcha de moi, essayant tant bien que mal de m'imiter. Pas mal pour un début. Mais ma jolie, tu as du chemin à faire, et c'est pas en jouant les bonnes sœurs, Madame sainte ni touche, qui va arranger les choses. Nous ne sommes pas arrogant, indifférent, mesquin, égoïste, et j'en passe, du jour au lendemain, on a ça dans le sang. Penches toi à mon oreille, murmures.. fais bien semblant, ne sens-tu pas ma main effleurant ton poignet, pouvant percevoir ton pouls ? Non, je ne pense pas, tu es trop occupée à te donner un genre. En tout cas, ton pouls confirme bien que tu fais semblant, même si ta respiration essaie de prouver le contraire. J'ai touché un point où il fallait pas toucher. Ton émotion, ta sensibilité. Car, crois le ou non, Blue, tu es sensible. Trop sensible, et émotive. Mais reste comme tu es va, si ça te fait plaisir.

- Oh, vraiment ? J'aimerai bien voir ça.. Pour Pan, je sais que tu pleureras pas, qui peut pleurer pour lui ? Mais pour moi.. J'ai de gros doutes.    

Je la regardais avec un regard amusé. Le jeu pouvait enfin commencer. Elle finirait par baisser les bras, et partir en furie. En même temps, c'est une femme. Il en faut peu à une femme pour qu'elle se mette en colère. Mais elle, elle avait la particularité de se créer une barrière psychologique ou quelque chose du genre. C'est sûr ça peut avoir du bon parfois. Mais pas tout le temps, genre, là, c'est inutile. Ce n'est que moi. A moins que ce soit ça, c'est moi qui lui fait peur. Elle se sent incapable de me balancer les trucs à la gueule. Au final, elle doit se dire dans sa tête " Je suis parfaitement calme ! " et ça doit sonner comme * Barrière psychologique activée * Comme les robots. En fait c'est ça. Blue est un robot. Je voulais la pousser à bout. Vraiment. Je ne pus m'empêcher de rire.

- Je suis persuadé que si j'te proposais de recoucher avec moi, tu dirais pas non.    

Bonjour, je m'appelle Dylan, j'adore poser des question qui n'ont rien à voir, juste pour voir la gueule des gens ! En plus d'être un tas de défaut réunis, je suis narcissique. Ouais, on peut le compter dans le tas de défaut réunis.  Puis, je venais à me rattraper avec une phrase. Une seule. Mais je voulais qu'elle craque. Qu'elle balance tout. Et là, il s'agit pas de savoir qui est le plus fort, ou qui a gagné à un jeu stupide rempli de perversion. Blue était Blue. Si elle ne garderait pas sa barrière psychologique, Blue ne serait qu'une simple enfant perdue..

- Allez, rassures-toi, je te proposerais jamais ça. Bah non tu comprends, t'as tué Zeus.   

Je la regardais d'un air pervers. Quelque chose qui disait " Allez Blue, t'attends quoi ? Vas-y, défoules toi. T'es venu me voir pour quoi sinon ? "
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Lun 21 Oct - 20:56


please, don't leave me

Qu’est-ce qu’il a à te regarder comme ça, lui ? Mais regarde le Blue, c’est qu’un sale gosse perdu ! Qu’est-ce qui t’empêche de lui mettre une petite raclée histoire de le remettre à sa place, enfin ?

Tout. Tout l’en empêche, et c’est bien ça le problème. Elle l’observe, elle l’étudie, comme n’importe laquelle des créatures de ce monde. Il est fascinant, déroutant, il l’hypnotise, il la tient, là, au creux de ses mains. Mais non. La prison n’est pas une option. Une prison, elle en a déjà une, et il ne s’agit en rien de s’abstenir de parler, ou même d’aimer quelqu’un dans le plus pur des secrets. Non, la prison de Blue, c’est l’immortalité. On dit de l’homme qu’il est parfait du fait qu’il est un système terminé. Les dieux ne meurent jamais, et cela les pourris doucement de l’intérieur. Oui, tous les dégâts physiques qu’ils évitent se ressentent, spirituellement.

Elle sent sa main, là, contre sa peau glaciale. Elle pourrait retirer son poignet, s’échapper une fois de plus et relancer, encore, et encore. Mais elle n’a pas envie. A la place, elle se contente de le fixer avec un regard étrange, sans doute un mélange d’amusement et d’agacement. Elle ne le sait pas trop, alors comment quelqu’un d’autre pourrait le savoir. Elle ne veut pas qu’il entre, parce qu’elle refuserait de le laisser sortir. C’est déjà arrivé. Oh si vous saviez, elle en a rendu plus d’un complétement dingue avec cette faculté de fermer les portes sur son assaillant. N’entre pas Dylan, car c’est un aller sans retour, le sais-tu au moins ?

Son sourire se renferme légèrement, elle est neutre, mais ne paraît pas décontenancée par sa réaction, au contraire, elle se contente d’un très vague haussement d’épaules, imperceptible. Elle n’a pas envie de le blesser, mais il la tente. Il la tente beaucoup, beaucoup trop. Et pas seulement sur le plan des vanneries et des remarques indécentes. Après tout, est-elle vraiment obligée de s’abaisser à son niveau, sur ce terrain ? Elle a l’impression de patauger dans la boue. Il la dégoute. Il la dégoute, mais il l’obstine à continuer.

– Tu étais une erreur. Tu n’es toujours qu’une erreur, non, Dylan ?

Elle murmure, sans bouger d’un pouce, se contentant de l’observer de son regard étrange. Elle pourrait être pleine de compassion, mais il l’a touchée, elle n’a pas envie de se battre dans son sens s’il ne fait pas d’effort. Et comme un animal blessé, elle préfère frapper. Qu’il évoque LE sujet sensible, qu’il parle de Pan, ouvertement, elle avait déjà tellement entendu et vécu à son sujet qu’à présent ça lui faisait ni chaud ni froid. Elle savait ce qu’elle savait et ce qu’elle voulait, et ne changeait pas d’avis à son égard. Certes l’opinion qu’elle avait du déserteur n’était pas particulièrement resplendissante, mais c’était la sienne, et pour l’avoir connue plus que personne d’autre en ce monde, elle considérait que cette image était celle qui était la plus proche de la réalité.

Elle pose ses doigts contre les siens, elle ne cherche pas à reprendre l’avantage, elle n’est pas sûre de l’avoir perdu. Elle se contente d’un bref sourire. Elle ne s’en veut pas, mais il y a des choses qu’elle sait, et qu’elle préfère garder pour elle, des choses qui ne sont pas vraiment roses. Elle glissa ses doigts le long de son bras avant de fermer les yeux et de laisser mourir son sourire plus rapidement qu’une flamme sous la pluie torrentielle. Puis, lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle les releva vers lui et lui susurra :

– Et maintenant, Dylan ?

Maintenant elle n’a plus rien à perdre. Ne vois-tu pas que c’était justement ce qu’elle était venue chercher ici. Une raison de se battre, un adversaire, inconsciemment. Elle avait besoin de toi. Comme toujours, non ?


.........................................................................................................................................

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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Lun 21 Oct - 21:56


Round and round and round, we go.




Reste. S'il te plait. Ne pars pas. Reste avec moi. Un peu. Pour une heure ou deux. Toute la nuit. Reste avec moi jusqu'à demain matin. Et tu t'en iras. Et ce schéma se répétera encore et encore jusqu'à ce que tu comprennes. Que tu comprennes que je ne suis pas bien. Je ne suis pas quelqu'un de bien. Je ne suis qu'un homme, je ne suis qu'un connard au final. Tous les hommes sont des connards, tu le sais ça non ? Bien sûr que tu le sais. Sinon tu ne serais pas là, face à moi, telle une potiche. Mais si on part par là, t'es pas mieux. Tu joues la femme parfaite, mais au final tu n'es qu'une catin qui part fourniquer ailleurs pendant que ton bâtard de mec pense que tu es en haut de ta colline, avec un petit bouquet d'églantines à surveiller si votre plan machiavélique fonctionne à merveilles. Tu es contente hein ? Allez, prend une chaise. Assis-toi. Racontes moi. Racontes moi à quel point tu es heureuse. Et sois convaincante hein ? Parce que moi, moi j'te croirais pas. J'ai jamais cru un seul mot de ce que tu m'as dis de toute manière. Je sais que tu n'es pas heureuse. Je le lis dans tes yeux. Ah, ça t'en bouche un coin hein ? Tu pensais que je te connaissais pas ? Et tu veux savoir la vérité ? La vérité c'est que t'es tombée de haut et t'as eu peur. Et ça ce moment là, c'est à moi que tu as pensé. Et à ce.. à ce moment là, tu t'es dis que le jour ou tu te relèverais tu viendrais me voir, et que tu aurais besoin de moi. Mais c'est faux. Tu as besoin de moi tout le temps, c'est constant. La preuve, tu ne t'es jamais relevée, et pourtant t'es là. A te demander si je serais capable de t'aider. En réalité, tu sais que j'en suis capable, et ça te fait peur. Tu peux pas me sortir de ta tête, et c'est ça ton problème.  

- C'est drôle, tu ne disais pas ça quand tu étais dans mes draps.   

Wendy, ne penses-tu pas qu'on en a trop fait là ? Ou plutôt que tu en as trop fait ? Mais ça t'amuse on dirait. Pan n'est que l'illusion de la perfection. Quand le comprendras-tu ? Quand les poules auront des dents ? Non, ça, c'est déjà le cas. Des fois, j'ai envie de te mettre des claque. Mais des claques énormes, où genre, ta tête elle fait une rotation de 360° pour que tu comprennes. Sincèrement, je rigole pas. Ou peut-être un peu.

Je la voyais se rapprocher de moi. Rentres pas dans mon jeu Blue, tu sais que ça finira mal. Comme à chaque fois qu'on se croise, qu'on s'effleure ou même que je plonge mon regard dans le tien, et inversement.  Mais mon coeur s'est éprit à une jeune femme, qui malheureusement, est partie. Tandis que le tien, appartient à un homme. Si on peut l'appeler comme ça. Au fait, c'est qui qui porte la culotte de vous deux ?

« Bien sûr je pourrais être aigri de ce qui m’est arrivé. Mais c’est inutile. Il y a tant de beauté dans le monde. Parfois j’ai l’impression qu’elle me submerge, de partout en même temps, mais s’en est trop. Mon cœur se remplit comme un ballon, prêt à exploser. Et là, je comprends qu’il faut que je lâche prise, que j’arrête d’essayer sans cesse de m’y raccrocher. Et ça glisse sur moi comme de la pluie. Et je ne peux plus rien éprouver d’autre que de la gratitude pour chaque instant de mon insignifiante petite vie. Vous ne comprenez pas ce que je suis en train de vous dire n’est ce pas ? Ne vous en faites pas, un jour, vous comprendrez. »

- Et maintenant quoi ?    





There are something inside you, it's hard to explain..



Dernière édition par Dylan S. Marshall le Mar 22 Oct - 20:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Mar 22 Oct - 18:50


kill & run

Vous savez, quand on vit aussi longtemps que Blue, on finit par se rendre compte d’une petite chose, une toute petite chose… On enfouit tellement les problèmes, la douleur, les disputes, les émotions que tout cet amas de ténèbres finit par se consumer tout seul. Finalement, négatif et négatif, ça donne du positif, non ? Alors c’était comme ça. Cette couche de suie qui emballait son cœur lui servait de combustible pour garder le cap et continuer à marcher. Ne pas s’écrouler, aller de l’avant, ne jamais échouer. Maintenant c’était ça.

Plongé en moi je m'ouvre une dernière fois, j'ai touché le fond, j'ai perdu ma voix… Plongée en moi, elle a délié les sons, même changé de monde pour pleurer mes larmes…
Blue, c’était la personne par excellence qui refusait de laisser entrer les autres, tout simplement parce qu’elle finissait par en souffrir. Ou du moins, c’est qu’elle préférait penser, vu qu’au final il y avait toujours quelqu’un pour casser ses barrières et foutre le bordel dans sa tête. Bizarrement, Dylan, il avait le profil pour ce genre de chose. N’est-ce pas ? Bien sûr, tout casser et partir en courant, mon dieu, c’était tellement facile. Mais le résultat des choses, il s’en foutait, non ? Elle fronça légèrement les sourcils avant de reculer légèrement, elle ne s’inclinait pas, non, elle se contentait de rompre le contact, parce qu’il la dégoûtait. Il l’écœurait.

Elle n’avait même pas envie de répondre à ses provocations, il n’en valait pas la peine, plus maintenant. Non. S’il avait su qu’il avait une chance d’avoir une amie, une vraie amie sur laquelle on peut compter en toutes circonstances, une chance de ne pas être seul, de plus être un espèce de déchet auquel personne n’accordait d’attention… Non, il le savait. Mais s’il l’avait compris comme elle le comprenait, peut-être qu’il se serait affairé à modifier son comportement. Quoique. A bien y réfléchir, rien n’était moins sûr que cela. Alors, elle expira doucement avant de lui sourire, un sourire tellement sincère qu’il aurait fait s’écrouler tous les murs du monde. Après tout, Blue avait été présente pour donner un coup dans le mur de Berlin… Mais c’est une autre affaire que celle-ci.

– Peut-être qu’un jour tu comprendras que tu aurais pu être quelqu’un. Mais qu’aujourd’hui tu n’es rien.

Elle se sentait presque triste pour lui, de la situation, sans doute d’avantage que lui ne l’aurait jamais ressenti. Il la décevait. Sincèrement, alors elle recula, d’un pas de plus, avant de sourire d’avantage, à nouveau amusée, tout cela tinté d’une légère touche de nostalgie, de mélancolie.

– Autrefois, tu avais du mordant, du répondant. Et ça te rendait différent, Hook. Maintenant, tu ne vaux pas mieux que lui, tu n’es qu’un gamin perdu au milieu…

Elle arrêta simplement sa phrase parce qu’elle devinait que ça ne servait pas à grand-chose de lui dire tout cela. Il finirait simplement par lâcher une réplique cinglante ou bien grasse et lâche entre ses dents et relever ses murs contre elle. D’un côté, n’était-elle un peu hypocrite de chercher à entrer désespérément alors qu’elle ne lui laissait aucune chance d’y parvenir ? Finalement, aujourd’hui, elle s’est peut-être fourvoyée. Peut-être qu’au fond, tu n’es plus ce qu’elle espérait que tu restes. Peut-être que t’es plus que l’ombre que ce que t’étais. Et les ombres, tu sais ce que ça signifie, hein Dylan ?


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Il y a longtemps, quelque chose s'est brisé dans mon coeur. Il était là, si fort, si confiant et courageux. Je n'étais que l'ombre d'un homme-enfant, effrayée par le passée, effrayée de ne pas avoir d'avenir. Alors je suis partie... Dans un long voyage en quête de ma foi. Et j'ai trouvé là bas la raison qu'il me manquait pour continuer à me battre : la paix. A n'importe quel prix.
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Mar 22 Oct - 22:42


White Satin.




Elle avait peut-être raison au final. Qui étais-je ? Mais Blue, tu ne t'es jamais demandée le pourquoi du comment ? Réfléchis, j'suis sûre tu trouveras toute seule. Et non, c'est pas à cause d' Amphi.. Tu veux entrer dans mon jeu ? Très bien. Entre. Je m'abaisse à ton niveau, juste pour pas que tu sois déstabilisée. Tu as vu comme je suis galant ? Ah, Pan l'aurait jamais fait hein ? Il t'aurais rabaissé et toi tu aurais souris, comme une débile. Tu te serais excusée et tu lui aurais servis tout ce qu'il aurait voulu sur un plateau d'argent. " Mais oui bien sûr, tout de suite mon chéri ! " Pff.

- Si c'est pour être comme toi, alors je préfère être personne.   

Prends toi ça dans la gueule. Je n'ai pas envie d'être quelqu'un qui compte. Je n'ai pas envie que les gens me tournent le dos si je fais une erreur, je veux vivre pour moi, est-ce que tu comprends ? Je n'attends rien de personne encore moins d'un chien et d'une ch.. potiche. On sait pertinemment que quoi que tu dises, quoi que tu fasses, tu reviendras vers moi. Le nie pas. Tu veux que je te laisse ? Très bien, je te laisserais. Seulement quand tu m'auras prouvé que tu peux te démerder toute seule pour une fois. Que tu n'as pas besoin de moi, et surtout, que tu lâches l'autre. Tu mérites mieux. Beaucoup mieux. Tu sais qu'il se comporte mal avec toi. Alors pourquoi tu continues ? Si ça te plait tant, alors, viens pas te plaindre. Pas à moi.

Recule. Souris. Amuse-toi. C'est bien. Tu comptes te voiler la face longtemps comme ça ? A mon tour maintenant. Je descendais de la table où je me trouvais en m'avançant vers elle, de façon à ce qu'elle recule encore et encore. Chérie, y'a un mur derrière toi, tu ne pourras pas reculer plus loin. Je me mettais devant elle, glissant mes le long de ses bras, et laissant nos doigts s'entrelacer. Tu comptes faire quoi maintenant hein ?

- Au milieu de quoi ? Vas-y dis-le que nous sommes au milieu de nulle part. Et toi ? Tu es dans une impasse. Pas mieux que lui ? Voyons, nous savons tous les deux que si. C'est pas tellement compliqué d'être mieux que lui.    

« Il arrive un jour, un jour où t’es debout quelque part, ou tu te rends compte que tu ne veux être personne de ton entourage. Tu veux pas être ce putain de looser à qui t’a démonté la tête, ni ton père, ni ton frère, personne de ta putain de famille. Tu refuses aussi d’être Madame la juge, tu ne veux même pas être toi-même, tout ce que tu veux c’est partir en courant et sortir à fond la caisse de l’endroit où tu te trouves. Et soudain ça arrive, quelque chose se déclenche et à ce moment-là tu sais que les choses vont changer, elles ont déjà changé. Et à partir de là plus rien ne sera jamais pareil. Et tout à coup tu te rends compte que tout est fini, pour de bon. Il n’y a pas de marche arrière, tu le sens. Et puis après tu essaies de te rappeler à quel moment tout a commencé et tu découvres que c’est plus vieux que ce que tu pensais, bien plus vieux. Et c’est là, seulement à ce moment-là que tu réalises que les choses n’arrivent qu’une fois. Et quelques soient tes efforts, tu ne ressentiras plus jamais la même chose, tu n’auras jamais plus la sensation d’être à trois mètres au-dessus du ciel. »

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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Mar 22 Oct - 23:11


you can't ear me cry

Tu connais cette histoire ? Celle d’une gamine qui n’avait rien et qui a pu apprendre à grandir en se rendant compte qu’elle n’aurait jamais ce qu’elle voudrait. Qu’elle n’aurait jamais rien ni personne, simplement parce qu’elle avait fait les mauvais choix. Une gamine qui se retrouvait là, sous la pluie, ce jour-là, à songer à simplement plonger pour ne jamais revenir… Oh Eve, t’en as vu des emmerdes, t’en as vu des catastrophes, des meurtres, des génocides, des guerres, des trahisons, t’en as vécu aussi, mais t’es toujours là, droite comme un i. Et le pire, c’est que tout ça, c’est encore pire dans ta tête. Tu n’sais même pas comment tu tiens sur tes jambes sans flancher. Arrête de douter de toi putain. T’as pas rien. Tu t’as, toi. Et c’est le plus important, non ? Perd pas la tête, Darling, parce que peut-être qu’un jour tu seras essentielle. Alors là, faudra pas foirer ton coup. Ils n’savent pas comme tu les aimes. Mais comment veux-tu qu’ils le sachent si tu n’dis rien et que tu restes dans ta putain de montagne ?

Elle avait envie de hurler, en le voyant s’approcher, en sentant son dos épouser le mur. Une impasse. Au fond c’était ça. Une impasse obscur un soir de pleine lune, ou d’halloween. Le genre de jour où, si on est un peu paranoïaque, vaut mieux éviter de se balader seul la nuit. Ouais, ça fait ressurgir toutes sortes de démons, même ceux qu’on dissimule au fond de notre être. Ce n’était pas à Dylan de la consoler, autant qu’il puisse le faire ou qu’il en ait l’envie, elle le savait. Ce n’était pas à lui de lui mettre les erreurs de l’autre en plein milieu du visage pour qu’elle les comprenne et qu’elle avance. Et pourtant, là, c’était lui qui le faisait. Difficile de savoir si c’était son contact, ou juste si il avait touché un détonateur dans son cœur, mais elle l’observa sans comprendre quelques secondes avant de baisser les yeux. Ses lèvres tremblaient. Elle le sentait. Elle sentait ce sale picotement qui gâchait sa vue et ce début de migraine caractéristique de choses qu’elle n’avait pas eu depuis des années, des siècles peut-être.

– S’il te plait…

Elle bafouilla, d’une voix sûre pourtant. Elle ne voulait pas pleurer, elle voulait être forte. Mais il fallait aussi qu’elle comprenne que, de temps en temps, être forte, ça implique aussi d’être faible. Être forte ne veut pas dire insensible. Mais les images qui passaient dans son crâne monopolisaient tout son self control. Et si Pan était là, quelque part, avec une autre, qu’il s’en fichait bien de savoir qu’elle s’était enfoncée doucement dans des sables mouvants et qu’elle perdait sérieusement pieds alors qu’elle en avait même pas conscience. Elle ne voulait pas lui envoyer un appel à l’aide, pour la simple et bonne raison qu’elle n’était même pas sûre qu’il y réponde.

– Je suis tellement désolée pour ce qu’il t’a fait…

Cette fois il s’agissait d’un murmure, à peine audible, qui se perdit rapidement dans le vacarme qui sévissait à l’extérieur. Elle crispa ses doigts autour des siens en sentant une perle salée glisser sur sa joue pour venir s’écraser sur le poignet de Dylan. Mais quelle connerie, pensait-elle. Pourquoi il fallait toujours qu’il la pousse à bout ? Pourquoi il l’a rendait aussi addict à ses remarques. Parce que oui, il passait son temps à la blesser, mais au fond, elle aimait ça. Elle aimait ça parce qu’il était encore un des seuls à lui prouver qu’elle était en vie. Et, croyez-le ou non, lorsqu’on est immortel, se sentir en vie devient doucement la chose la plus difficile à réaliser.

Tu sens ? Tu tiens une bombe entre tes mains, là, pousse le détonateur, vas-y. Mais si tu savais à quel point elle est instable, à quel point elle est blindée de toxines en tout genre… Regarde la céder, regarde la te prouver ses faiblesses, admettre que tu as l’avantage, admettre qu’elle n’est pas heureuse. Mais qui l’est, ici-bas ? Elle n’est personne, tu n’es personne. C’est ainsi et ça ne changera pas… Ecoute la te crier de ne pas la lâcher, parce qu’au fond, Wendy est encore une enfant, tu sais. Wendy n’a jamais appris à voler…


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Il y a longtemps, quelque chose s'est brisé dans mon coeur. Il était là, si fort, si confiant et courageux. Je n'étais que l'ombre d'un homme-enfant, effrayée par le passée, effrayée de ne pas avoir d'avenir. Alors je suis partie... Dans un long voyage en quête de ma foi. Et j'ai trouvé là bas la raison qu'il me manquait pour continuer à me battre : la paix. A n'importe quel prix.
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Mer 23 Oct - 19:53


Look at me now.




Quand on s’accroche trop au passé, on se condamne à ne pas avoir d’avenir.

Je ne bougeais pas. Même si elle me le demandais, je n'aurais pas bougé. Je ne me serais pas écarté de ce petit être. Impossible. C'était impossible. Je pourrais rester éveillé, la regarder dormir, pour la rassurer à chaque cauchemar. Qu'étions nous ? Nous ne pouvons pas être ami, c'était tellement évident. Alors, pourquoi tout ça ? Pourquoi elle ? Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? Wendy-Crochet. Gaïa-Poséidon. Blue-Dylan. Tellement différent. Tellement..

Et pourtant, on s'accroche, encore et toujours, à ce qui nous fait le plus mal. Sûrement parce que c'est ce qui nous maintient en vie. Ce sont surtout les émotions. Mais pas n'importe lesquelles non. Seulement celles qui nous poussent à vivre, à exister.

- Blue ..

Nous tenons à la douleur, parce que c’est la seule chose qu’on nous à laissé.

Je pouvais la sentir bafouiller, elle tentait d'être forte. Allez Blue, pleure.. ça ne peut pas te faire de mal. Ce n'est pas une question de savoir si je te pousse à bout ou pas. Je veux que tu ailles bien. Que tu sois heureuse. Tu n'as pas à encaisser les erreurs de Pan. Tu dois d'abord gérer les tiennes. Et on sait très bien tout les deux qu'elles sont nombreuses et qu'il est difficile d'assumer. Ou du moins, pour toi. Je savais à quel point elle se contrôlait. C'était l'une des rares personnes que je connaissais, qui arrivait à être calme malgré tout ce qui arrive. - Vous pensez, c'est pareil quand on est président ? - Enfin, y'a moi aussi. La seule différence, c'est que moi, moi, j'en ai rien à foutre de ce qu'il se passe. C'est pour ça que j'ai un tempérament plutôt calme. Et pourtant, croyez moi, je n'ai pas toujours été comme ça ..

- Tu n'as pas à l'être.

Effectivement, elle n'avait pas à être désolée. Même si c'était en parti de sa faute, ce n'était pas elle qui m'avait fait bouffer les cerises. Et même si elle l'aurait fait, elle aurait été capable de me le dire avant, pour moins culpabiliser. Et le pire, c'est que je suis sûre que je ne lui en aurais pas voulu, elle m'aurait sûrement donné toutes les raisons valables pour pas le faire.

Il y a des personnes qui se sentent indignes d’être aimées. Elles ne prennent pas leur place et se font toutes petites, en essayant de n’ouvrir aucune brèche au passé.

Je sentais ses doigts serrer les miens de plus en plus. Voilà qu'elle craquait. D'un côté, c'était ce que je cherchais, la pousser à bout. C'est qu'elle en a vécu des choses la petite.. Mais si j'avais fait ça, c'était pour son bien. J'étais persuadé qu'elle le savait. Je ne lui voulais aucun mal, bien au contraire, même si je savais que ça la blessait. Mais il n'y avait vraiment que ça qui marchait au final. Lorsqu'une goutte d'eau salée tombait sur mon poignet, je n'avais pas d'autre choix. Je la tirais d'un coup sec vers moi, la serrant le plus fort possible. Ce n'était pas tellement amical, c'était bien plus que ça.

-Oh, Blue..

Parfois la seule chose à faire, c’est de se serrer dans les bras une dernière fois et renoncer.
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Mer 23 Oct - 21:02


i’m running away

Elle n’a pas envie que tu la découvres, que tu saches, ce qu’il y a au fond de ce puits obscur… A moins, qu’au contraire, ce soit tout ce qu’elle attende, après tout, qui es-tu d’autres que la fascination cristallisée ?

Son cœur battait la chamade, tellement qu’elle commençait à s’inquiéter que ça puisse se ressentir, mais après tout, lorsqu’on pleure, on a toujours le cœur serré non ? Et puis, vous savez, le cœur, c’est comme un colibri, c’est comme ça que l’avait toujours vu Blue, il suffisait qu’on essaye de lui mettre des barreaux pour qu’il batte des ailes de plus en plus fort jusqu’à faire tomber toutes les limites. Blue, elle ne savait plus quoi faire, dans cette situation, le genre de situation qu’elle n’avait pas vécu depuis… Disons toujours, parce que la durée aurait compté comme plusieurs toujours aux yeux des humains, ouais. Alors elle se contenta de rester là, contre lui, à sangloter dans le plus secret des silences. Elle n’avait plus envie de se battre, du moins, plus contre lui, pas tout de suite.

Lui, Dylan, il ne montrait jamais rien. Il ne montrait jamais ce qui se tramait à l’intérieur de sa tête. Alors pourquoi maintenant ? Pourquoi maintenant alors que tout ce qu’elle aurait préféré – ou du moins ce qu’elle pensait préférer – c’était de se battre avec lui pour lui regonfler la motivation et le moral. Mais il fallait que ça ne se passe pas comme ça. Et puis, c’était gênant comme moment. Le genre de moment auquel on évite de penser à la suite, parce que la suite se concrétise trop vite. Il se hâterait sûrement de lui balancer une remarque à la figure et elle serrait les dents avant de sourire comme si rien ne l’avait atteint, non ? C’est pas comme ça qu’elle était, leur histoire ? Je vis mais je ne dis rien. Fais comme si tout cela n’existait pas, comme si tout cela n’avait jamais existé…

Le pire, c’est que là, dans l’instant présent, elle avait déserté son propre esprit, du moins la partie logique et anticipation. Non, à la place elle s’était contenté de passer ses bras autour de lui et le serrer fébrilement. Elle aurait pu lui murmurer quelque chose du genre « me laisse pas, okay ? » mais ce n’était pas le genre de promesses qu’ils se disaient, pas celles qu’ils faisaient. Elle aurait bien aimé, vous savez, seulement, c’était le genre de prière silencieuse qu’ils connaissaient tous les deux. Le genre de secrets qu’on évite de formuler parce que si on ne le dit pas, ça a une chance de ne pas être encore tout à fait réel.

– Tu sais, j’aimerais tellement partir loin d’ici, tout envoyer balader et retenter de vivre, vraiment. Mais…

Mais la suite était évidente. Il y avait des tonnes de choses qui la retenaient ici. Quelques-unes très évidentes, et d’autres beaucoup. Mais avant tout, elle savait que sa place était ici, qu’elle ne serait jamais ailleurs, plus jamais, en tout cas. Après tout, elle avait déjà essayé, la compagnie des humains, plusieurs fois, mais elle aurait aimé les aider plus qu’elle n’en avait les moyens. Au moins, ici, elle pourrait peut-être avoir un impact. N’est-ce pas un peu triste de se dire que même quelqu’un qu’on aurait qualifié de Dieu n’était pas foutu de les sortir du merdier dans lequel ils s’enfonçaient, les mortels ? Pourquoi est-ce qu’ils s’obstinaient à prier alors ? Ah. C’était une autre affaire tout ça. Mais surtout parce qu’ils avaient besoin de croire en quelque chose. Besoin de croire que quelque chose les sauverait, au bout du tunnel. Blue était un peu pareille, sauf qu’elle savait qu’elle ne sortirait jamais du tunnel, et elle espérait simplement y trouver une bulle d’air pur. Et c’était justement ce qui était en train d’arriver. Oui, Dylan était sa bulle. Sa façon de s’échapper du reste de l’univers, pour un moment et quel moment...


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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Dim 17 Nov - 0:49


Corpse Bride



Si tu pouvais m’entendre, je dirais que nos empreintes ne s’effacent jamais des vies que nous avons touchées.

Si j'avais le don d'apaiser les douleurs, je l'aurais fais. Elle en avait besoin. Besoin d'aide. Je pouvais sentir son coeur battre à toute vitesse. Elle n'était pas prète à se calmer, et ça me faisait de la peine. Si seulement elle pouvait mettre son humanité de côté, ou l'éteindre complètement, pour toujours, ou presque. Je ne pourrais pas te changer Blue, je suis désolée, j'aimerais t'apprendre à avoir un mental de plomb, mais c'est impossible, tu es ce que tu es. Si douce et si fragile. Je soupirais, la serrant un peu plus fort. Je ne la laisserai jamais seule. Et même si c'est quelque chose que je ne lui ai jamais dis, je me le suis promis à moi-même. Je n'ai qu'une seule parole, et je la tiendrais, quoi qu'il arrive.

Ne croyez pas que dans ma vie, tout est rose. Je ne montre rien, je me suis forgée une carapace, depuis ma tendre enfance, le genre de carapace que même les gens qui sont proches de moi n'arrivent pas à percer. Je peux être la bulle des gens, l'épaule sur laquelle nous pouvons nous appuyer, l'oreille à l'écoute, oui, je peux être tout ça, mais ce ne sera jamais réciproque. Pourquoi ? Parce que je n'ai confiance qu'en moi-même. Je ne peux compter que sur ma seule et unique petite personne. Et pourtant, parfois j'aurais aimé pouvoir parler aux gens, dire ce que je ressens, mais c'est impossible. Ce serait prendre un trop gros risque. Alors je me contentais juste d'être là. Mes problèmes, ne regardent personne. Vous vous imaginez ? Dans ces moments là ? Avec Blue ? Nous n'avons aucune discussion, je ne dirais pas "sincère ", mais.. il n'y a aucune confidence, c'est plat. Nous sommes là l'un pour l'autre, on le sait, mais la limite elle est où ? Et surtout, à quel prix ? Je me détachais un peu d'elle, posant mes mains sur ses hanches, mon front contre le sien, et alors que je murmurais « Calme toi, s'il te plait.. » Je ne bougeais pas. J'aimais cette sensation d'être proche d'elle. Juste avant qu'on ne se bouffe la gueule. Parce que, c'était comme ça, ça l'a toujours été, et ça le sera toujours.

Vous êtes vous déjà demandé quelle trace laisse notre passage sur terre? Si une seule vie peut réellement avoir un effet sur le monde, ou si les choses que nous faisons ont une quelconque importance?

– Tu sais, j’aimerais tellement partir loin d’ici, tout envoyer balader et retenter de vivre, vraiment. Mais…


Tu pourrais partir Blue, tu sais ? J'aurais pu lui dire « Viens, on s'en va ! C'est toi et moi contre le monde entier, tu vois ? Tout le monde a le droit à son happy ending, pourquoi pas nous ? Pourquoi pas toi ? Bien sûr, ce n'est pas une demande en mariage que je te fais, mais une proposition sincère. Pour une fois, dans ta vie, ne voudrais-tu pas être heureuse ? » Mais non. Je ne disais rien. Je souriais bêtement. Je suis stupide n'est-ce pas ? Mais comme je l'ai déjà dis, montrer aux autres que nous sommes sans sentiments, c'est la chose la plus merveilleuse qu'il soit.

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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Dim 17 Nov - 18:11


what now

Si seulement. Si seulement. Si seulement on pouvait s’enfuir, tout serait tellement plus simple. Voilà ce qu’elle pensait, tout simplement, mais les choses étant ce qu’elles sont, fuir n’est pas toujours la meilleure solution, parfois, elle n’est même pas dans les solutions disponibles. Et actuellement, si vous saviez comme elle aurait voulu jusque s’en aller, voler vers un autre univers, retourner vivre au milieu des humains, les aider, les aimer, seule ou avec Dylan, mais elle savait que ce n’était pas possible… Elle savait qu’il ne partirait jamais avec elle, et qu’elle n’avait pas le droit de partir. Alors elle releva les yeux pour l’observer, plongeant ses yeux dans les yeux, et ses yeux, ses yeux, elle aurait pu s’y noyer, encore et encore. Ttt. Tu m’étonnes qu’il ait du succès Dylan. Sérieusement. Elle sentit ses mains épouser son corps, ça faisait des années qu’elle n’avait approché personne, alors une simple étreinte la laissait encore un peu pensive, rêveuse. Evangeline et cette sale manie de s’attacher à la première personne qui semble lui porter de l’intérêt. Mais elle essaye de résister, elle essaye de fuir son propre esprit, mais son regard, et son sourire la plongent dans un autre univers. Et elle répond à son sourire. Ses joues sont encore humides mais elle sourit. Elle le déteste tellement, mais il l’a fait sourire.

– Tu ne voudrais pas partir avec moi ?

Elle ne veut pas qu’il réponde, elle ne veut pas connaître la réponse, parce que ça la terrifie, alors elle perd son sourire et baisse les yeux. Peut-être qu’elle devrait commencer à faire ce qu’elle fait le mieux : être comme tout le monde tout en étant exceptionnelle. Elle se pince les lèvres, elle est là, si proche qu’elle sent son souffle contre ses lèvres, son front contre le sien, mais elle n’arrive plus à supporter son regard, il signifie bien trop. Elle aimerait tellement lui dire de la pardonner, qu’elle s’en veut à mort, et qu’elle est désolée de l’avoir déçu, mais c’est typiquement le genre de mots qui restent coincés au fond de sa gorge. Et bordel les dire lui ferait tellement du bien, à lui aussi, peut-être, mais non, ça ne vient pas. Elle a peur du moment où cette espèce d’étrange proximité se brisera à nouveau, et où ils se taperont dessus pour mieux se retrouver. A quoi ça rime, ce genre de vie, ce genre d’angoisse constante, hein ? A rien. Bien sûr. Mais elle a besoin de ça. C’est con, c’est sûr, mais elle a besoin de lui, et ça, jamais elle ne le niera. Ou peut-être juste à lui. Ils ont commencé un jeu, il y a très longtemps déjà, et il est encore là, en cours, elle a peur de comment ça finira, car elle sait, qu’au fond, seulement l’un d’entre eux gagnera. Et elle n’est pas sûre de vouloir que ce soit elle.

– Ne me lâche pas, Dylan…

Elle a murmuré, les yeux baissés, elle a préféré ne pas le dire trop fort, et elle rougit un peu, elle mettra cela sur le compte du froid. Mais il ne fait pas froid. Enfin, c’est ce qui arrive lorsque ses mots dépassent sa pensée. Et c’est vrai, c’est délicieux et toxique à la fois. Cette sensation qu’elle goûte du bout des lèvres, c’est la liberté. Elle n’a jamais su faire de choix, mais Dylan était celui de la liberté, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, c’est peut-être aussi pour cela qu’elle ne lui résiste si peu. Et son cœur crie, au fond de son crâne, il essaye de se rebeller, de se libérer de la prison de son esprit, mais rien n’y fait, il n’y parvient pas. Me lâche pas, parce qu’une fois par terre, je sais que j’arriverai pas à me relever… Blue n’en a qu’à peine conscience, mais il y a des jeux qu’il faut fuir aussi rapidement que possible, et il semblerait qu’elle se soit plutôt jetée tête baissée dedans. Elle est joueuse, parfois, c’est vrai, mais c’est une éternelle perdante, sa situation actuelle n’en n’est qu’une parfaite illustration.


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Il y a longtemps, quelque chose s'est brisé dans mon coeur. Il était là, si fort, si confiant et courageux. Je n'étais que l'ombre d'un homme-enfant, effrayée par le passée, effrayée de ne pas avoir d'avenir. Alors je suis partie... Dans un long voyage en quête de ma foi. Et j'ai trouvé là bas la raison qu'il me manquait pour continuer à me battre : la paix. A n'importe quel prix.
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Lun 25 Nov - 0:41


Immortal



La souffrance peut occuper une telle place qu’on en oublie le bonheur. Parce qu’on ne se rappelle pas avoir été heureux. Et puis, un jour, on ressent quelque chose d’autre, ça nous fait bizarre, seulement parce qu’on n’a pas l’habitude, et à ce moment précis, on se rend compte qu’on est heureux.

Cette sensation. Cette putain de sensation, d'être là, tout seul. Juste toi & moi Blue. Rien d'autre qui compte, tu le comprends ? Mais je ne te le dirais jamais tout ça, tu sais. Je ne suis pas le bon gars. Je ne suis pas la personne à qui il faut s'attacher, ni la personne qui s'attache aux autres. Tu devrais le savoir depuis le temps, Blue, n'est-ce pas ? Et pourtant tu continues à t'accrocher, à faire semblant. Mais j'le sais, tout ça.  Tu n'es pas prête à m'oublier. Pourtant un jour il le faudra. Partir avec toi ? Bien sûr, je te suivrais où tu voudras, tant que tu es heureuse ! Mais je ne peux pas. Ce sont les gentils qui font ça. Je fais parti des méchants, alors le social, c'est pas tellement mon truc. Oh Blue, si tu savais, si tu savais à quel point je m'en veux. A quel point je m'en veux d'être comme ça. Et n'essaie pas de me changer, on sait tous les deux, que ça ne marchera pas. Tu sais, un jour je te forcerai à m'oublier. Tant pis si j'ai mal. J'veux pas te voir souffrir, j'veux pas que tu souffres à cause de moi, tu m'entends ? Et pour ta question, je pense que tu ne veux pas savoir la vérité, tu n'as pas envie de savoir. Si je te disais que oui, j'acceptais, malgré les gens, malgré mon caractère, tu aurais peur. Peur de la suite, de ce qu'il se serait passé ensuite. Et je vais être gentil, je ne vais rien dire. Je vais juste me contenter de sourire. Parce que je t'aurais clairement répondu que je n'en n'aurais pas envie. Avec un air serieux et un regard vide, comme tu les détestes tant.

Et je la serrais encore un peu plus. Cette impression de ne faire qu'un, juste à cet instant précis. Et ce serait mentir, de dire que je ne ressentais rien. J'oubliais tout. Blue, qu'est ce que tu me fais faire là.. Profites de ce moment, il sera rare. C'est sûrement la seule fois que tu me verras m'affaiblir, surtout devant toi. Non, ne détourne pas mon regard, s'il te plait. Reste. Nous sommes si proche, et maintenant quoi ? On fait quoi là ? On va rester, comme ça, jusqu'à ce que l'un de nous deux s'écarte, et relance le jeu. Un jeu pervers et mesquin, un jeu crétin, mais c'était le nôtre. Peut-être qu'au final, c'est ce qui nous maintenait en vie.

- Bien sûr que non, idiote..

ça faisait longtemps, et puis c'était pas méchant. Je la voyais, tête baissée, rougir. Il ne faut pas avoir honte, Blue. Je penchais la tête, tout pour croiser son regard, et même si elle n'aimait pas ça, il le fallait. Je souriais, d'un air amusé. Je ne voulais plus qu'elle pleure. Alors que paradoxalement, j'ai tout fais pour que ses larmes coulent. Je ne suis qu'un crétin en fait. Et le pire dans tout ça, c'est que je suis au courant. Blue le sait aussi, et pourtant, elle s'est jetée dans la gueule du loup.

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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Sam 30 Nov - 23:49


i bleed just to know i'm alive

écoute la... ♪
L’idéal. L’idéal, qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que Blue souhaitait plus que tout ? Difficile à dire, elle-même avait un peu de mal à définir cela. En vérité, il y avait des tonnes de choses qu’elle voulait, et d’autres, plus précieuses, qu’elle gardait au plus profond d’elle. C’était un peu comme les sentiments. Les sentiments, c’était quelque chose à quoi elle était très, très sensible. A vrai dire, d’un regard elle pouvait avoir le coup de foudre. Et, croyez-moi, elle avait du mal à le vivre tous les jours. Mais jamais l’amour n’était tombé du jour au lendemain, chez elle. Non, c’était un travail de longue haleine. Et même si elle répliquait constamment un « non » catégorique lorsqu’on lui demandait si elle aimait Pan, la réponse était tout autre. Lorsque quelqu’un est, en quelques sortes, tout ce que vous connaissez, tout ce que vous avez, finalement, les questions ne se posent plus. Seulement, le temps était venu pour qu’elle prenne des décisions, de grandes décisions. Et elle savait qu’hélas, il ne faisait pas partie de ses plans et que s’il finissait par y entrer, ce serait sans doute en tant qu’ennemi. Ce qui, avouons-le, ne l’enchantait pas des masses.

Mais revenons à Dylan, parce que si je vous parle de sentiments, ce n’est pas pour rien. Disons que Dylan avait une place toute particulière dans le cœur de Blue, une place que jamais personne n’aurait pu lui dérober, elle le savait, même si elle ne disait pas. Dylan était la personne qui lui prouvait à chaque fois qu’il y avait une raison de continuer. Qu’elle existait, encore. Oui, Dylan lui permettait de se sentir en vie, et ce n’était vraiment pas rien. Alors, oui, on aurait aussi pu dire qu’elle continuait à se battre pour Dylan, même si jamais au grand jamais elle n’aurait accepté de l’admettre. Elle avait cette sensation qu’il passait à côté de quelque chose, lorsqu’il était près d’elle. Qu’elle n’était pas totalement honnête, pas totalement véritable, qu’elle continuait à se protéger, simplement parce qu’il avait cette manie de la blesser, en ne cherchant que cela…

Mais, alors qu’elle était encore à peu près lovée dans ses bras, elle réalisa, à regret, que cette accalmie délicieuse ne durerait pas longtemps. Elle le savait, elle le respirait par tous les pores de sa peau. La paix était factice, elle n’existait pas à long terme, comme le bonheur. Ce n’était pas pour cette raison qu’il fallait la renier. Non. Les moments de paix étaient sans aucun doute les plus délicieux. Même si elle aurait aimé les partager plus souvent avec quelqu’un d’autre. Vous voyez, Blue était typiquement le genre de fille qui attend désespérément que quelqu’un entre dans sa vie, y foute un bordel pas possible, la rende accroc et finisse par la détruire. Au final, c’est ce que Pan avait fait. Et maintenant elle se retrouvait avec toute l’humanité et l’immortalité sur les bras, parce qu’elle l’avait choisi. Comme quoi, on fait des trucs complétement stupides, par amour

Blue récupéra la main de Dylan dans la sienne et les posa toutes les deux contre son torse, à l’emplacement de son cœur. Elle releva les yeux pour le fixer, avec un regard étrangement sûr, confiant. Cette confiance qui faisait d’elle, parfois, un être mystérieux et rassurant. Une énigme à laquelle jamais personne n’avait rien compris, mais étrangement de bonne compagnie. Alors, elle chuchota. Avec une voix si douce qu’on aurait pu croire à une berceuse s’il y avait eu une mélodie derrière…

– Je veux que tu saches que, peu importe ce qui va arriver, je serais toujours là.

Elle ignorait si c’était d’avantage une promesse pour Dylan ou une promesse qu’elle se faisait à elle-même. Pour s’assurer de ne pas changer. De ne pas devenir mauvaise. Avec ce qu’elle s’apprêtait à faire, pour son but de protéger les humains, sincèrement, elle savait qu’elle prenait de gros risques, et elle aurait aimé plus que tout que quelqu’un soit là pour lui tenir la main et lui dire que « tout se passera bien », même si lui-même n’y aurait pas cru, juste pour qu’elle se sente mieux, juste pour lui dire « je suis là, je te laisserai pas tomber, c’est promis ». Mais au fond, réellement, personne n’était derrière Blue pour la relever quand elle tombait. Personne n’en avait la force. Sauf Dylan. Et c’est la raison pour laquelle elle s’approcha légèrement, sur la pointe des pieds, relâchant sa main pour déposer un baiser à l’embrasure de ses lèvres, avant de reculer. Pas de rougissement, pas de sourire, juste une espèce d’aura étrange et plus solide que jamais. Elle savait qu’à présent, elle pouvait affronter milles tempêtes, jamais aucune d’entre elle n’arriverait à la renverser. Elle savait qu’elle accomplirait sa tache jusqu’au bout. La tête haute. Parce qu’elle faisait ce qui était juste avant tout. Et, qu’une fois de plus, il avait su lui tendre la main pour la relever.


.........................................................................................................................................

Il y a longtemps, quelque chose s'est brisé dans mon coeur. Il était là, si fort, si confiant et courageux. Je n'étais que l'ombre d'un homme-enfant, effrayée par le passée, effrayée de ne pas avoir d'avenir. Alors je suis partie... Dans un long voyage en quête de ma foi. Et j'ai trouvé là bas la raison qu'il me manquait pour continuer à me battre : la paix. A n'importe quel prix.
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MessageSujet: Re: My hero || Dylan & Blue   Jeu 5 Déc - 23:38


Aria



Et soudain, il n'y a plus rien au monde que ces deux-là qui se précipitent l'un vers l'autre. Ils se télescopent, s'enlacent, perdent l'équilibre et s'écrasent contre un mur, où ils ne bougent plus. Irrémédiablement accrochés l'un a l'autre. Indissociables.Une bouffée de jalousie m'envahit. Non pas envers Pan & Wendy, mais pour leur certitude. À les voir, personne ne peut douter de leur amour. (...) Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doué d'un immense talent d'autodestruction.

Je me souviens la première fois que j'ai rencontré Wendy Darling.  Enfin, " je me souviens " c'est un grand mot. Elle est arrivée ici, avec ses frères, loin de ses parents, pensant qu'être une enfant c'est la meilleure chose qu'il puisse paraître, pourtant, elle m'avait l'air mûre. Mais Pan avait quelque chose de spécial, il avait cette particularité, ce sixième sens, j'ignore ce que c'est, mais on lui faisait confiance assez rapidement, et les Darlings, l'ont cru. C'était un héros au final. Wendy. Cette jeune fille, aux cheveux chatains ornés d'un ruban bleu et ses yeux noisettes. J'avoue avoir été jaloux de Pan à cette époque, et l'être encore maintenant.  Mais ce n'était pas de sa faute, les méchants ne trainent pas avec les gentils. Wendy et ses frères faisaient partis des gentils. Pas moi. Puis, j'étais le garçon solitaire, les gens n'osaient pas m'aborder parce qu'ils avaient peur de moi. Je n'avais rien d'impressionnant en somme, juste, je n'avais rien d'aimable.  J'acceptais de grandir aussi, tandis que Pan disait que c'était une perversion. Il suffisait juste d'y croire, pour que la magie opère. Et tout le monde l'a cru. Mais Wendy, avait quelque chose dans ses yeux, une lueur. Quelque chose qui me disait, surtout, ne m'abandonne pas. Et depuis ce jour, j'en ai fais une promesse.

Gaïa, mère nature. La Déesse de toutes les Déesses. Comment lui résister, elle qui a tellement fait pour les autres. Divinité première. Elle, qui a provoqué la rebellion de Cronos contre Ouranos, puis celle de Zeus contre Cronos, pour finalement, tuer mon frère. De ce que j'en ai retenu, c'est que si on tient à vivre, il faut qu'on soit assez bien, pour elle. Et en ce qui concerne, les gens biens pour elle, on peut dire qu'il n'y a que le train qui ne lui est pas passé dessus. Certains sont mêmes passés plusieurs fois. Je me vise totalement dans cette dernière phrase. Nos relations n'étaient pas vraiment fusionnelles. Je la respectais, car c'était ma supérieure. Je lui devais respect, allegeance & loyauté. Comme nous tous. Cependant, il est vrai que j'ai eu quelques rapprochements physiques avec elle. Mais ça n'allait jamais plus loin. La distance, entre nous, psychologiquement. Elle ne savait rien de moi, et je ne savais pas grand chose d'elle. Mais l'attachement, les sentiments qu'on ressentait, étaient tellement forts, que nous étions obligés de les enfouir au plus profond de nous même. Ou du moins, c'est ce que j'faisais. A chaque fois.

Blue. Sa légèreté, son mélange de Darling & de Mère Nature. Sa façon d'être si pure. Elle ressemble toujours à la petite fille que j'ai connu. Des fois, j'ai envie de lui dire. Tu sais Wendy, le garçon solitaire est resté le même, toujours aussi.. solitaire.  Ses paroles viennent de troubler mes pensées. Quelque chose comme.. Dylan, t'es pas tout seul, je suis là devant toi. Et pourtant. J'aurais pu lui dire, Merci, mais j'ai pas besoin de toi. Et pourtant..

- Toujours..

Son baiser ne m'étonnait pas plus que ça. Bien au contraire, fallait que quelqu'un se lance en premier, et j'avais trop de fierté pour faire le premier pas. Mais pas assez pour faire le deuxième. Et c'est ainsi que j'attrapais son visage de mes deux mains, et l'embrassait tendrement de pleine bouche. Mais un souvenir traversa mon esprit. Amphitrite. Je m'étais juré.. C'est alors que je m'écartais, fixant Blue dans les yeux quelques instants, avant de sortir du bateau. Me postant sur le port humide. Dehors, il pleuvait encore, et pourtant, j'y restais. Je pouvais sentir mon coeur battre si fort, que j'avais l'impression qu'il allait lâcher à tout moment.

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My hero || Dylan & Blue

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